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	<title>Assemblée nationale &#8211; Media Normandie</title>
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	<description>Evreuxnormandie, Deauville et Cie et L&#039;Oeil de Willy #Colors sur l&#039;Actu</description>
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	<title>Assemblée nationale &#8211; Media Normandie</title>
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		<title> Acétamipride : une note scientifique enflamme le Parlement et menace la loi « urgence agricole »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Media Normandie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 06:59:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Interdit en France depuis 2020, l’acétamipride pourrait effectuer un retour discret par le biais du projet de loi d’urgence agricole. Mais une note de l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a provoqué, jeudi 30 avril, une rare explosion de tensions au sein du Parlement. Rejet, accusations de manœuvre politique et bataille de calendrier : la science devient un champ de bataille. &#160; Un rejet historique à l’Opecst L’Opecst devait entériner une note scientifique sur les « impacts environnementaux et sanitaires » de l’acétamipride, un néonicotinoïde toujours autorisé dans l’Union européenne jusqu’en 2033. Rédigée par le député RN Émeric Salmon et le sénateur PS Michaël Weber, cette note dressait un état des lieux alarmant : contamination généralisée des écosystèmes, potentiel neurotoxique préoccupant pour l’homme, et présence du produit dans tous les organes du corps humain. Résultat du vote : six voix contre six. Un score insuffisant. La note a été rejetée en l’état, un report qualifié de *rarissime* pour cette institution bicamérale née en 1983. Seul précédent connu : les impacts de l’huile de palme en 2018. Du côté de la droite et du RN, on assume un désaccord de fond. Le tableau a été jugé trop alarmiste, trop « apocalyptique » selon un sénateur LR. Les opposants réclament davantage de données chiffrées et des auditions complémentaires, notamment de l’autorité européenne Efsa. Mais ils jurent que le calendrier législatif n’est pour rien dans leur décision. À gauche, la colère est vive. Le corapporteur socialiste dénonce un « jeu de dupes » : jusqu’à la veille du vote, aucun différend scientifique n’existait avec son collègue RN. L’accusation est claire : la droite et le Rassemblement national auraient bloqué la note pour éviter qu’elle ne vienne parasiter l’examen très attendu du projet de loi d’urgence agricole, prévu le 19 mai à l’Assemblée nationale. &#160; L’ombre de la loi Duplomb Ce combat scientifique en cache un autre, bien plus politique. L’acétamipride n’est pas un sujet neuf. Il avait déjà été au cœur de la loi Duplomb (2025), qui proposait sa réintroduction avant d’être censurée par le Conseil constitutionnel. Mais le sénateur LR Laurent Duplomb ne lâche rien : il a déposé une nouvelle proposition de loi, dite « Duplomb 2 », pour autoriser des dérogations ciblées (betterave sucrière, noisette, pomme, cerise). Et il milite activement pour que cette disposition soit intégrée au projet de loi d’urgence agricole, soutenu par le président du Sénat Gérard Larcher. Le timing est donc explosif. Si la note de l’Opecst avait été publiée avant les débats parlementaires, elle aurait constitué un contre-feu scientifique gênant pour les partisans de la réautorisation. En la repoussant, ses opposants gagnent un temps précieux. &#160; Un toxicologue met en doute la polémique Pourtant, la solidité scientifique de la note ne fait guère débat dans les cercles indépendants. Xavier Coumoul, toxicologue et expert auditionné par l’Office, estime que le projet de note reflète parfaitement le consensus scientifique et sanitaire actuel. Il confirme que le texte restitue fidèlement la teneur des auditions menées. Ce décalage entre la position des experts et le vote des parlementaires nourrit la suspicion. Pour la gauche, il ne s’agit pas d’une exigence méthodologique, mais d’une obstruction purement politique destinée à enterrer un document gênant avant une échéance législative majeure. &#160; La guerre continue hors des murs Les tensions ne se sont pas apaisées après le vote. Une conférence de presse organisée dans l’après-midi par le sénateur Weber a été brutalement interrompue par le président LR de l’Opecst. Ce dernier a jugé « déplorable » la méthode consistant à présenter la note au public avant son adoption définitive. Le socialiste, quant à lui, a dénoncé une forme de censure déguisée. L’Opecst a finalement promis des auditions complémentaires et des précisions, sans aucun calendrier. La note sera publiée… mais « pas sous cette forme ». En attendant, le flou persiste. &#160; Un affrontement en perspective à l’Assemblée Rendez-vous est pris pour le 19 mai. Ce jour-là, l’Assemblée nationale examinera le projet de loi d’urgence agricole. La question de l’acétamipride, si elle est intégrée au texte, promet un affrontement violent entre une majorité favorable aux dérogations et une opposition arc-boutée sur le principe de précaution. Une chose est sûre : ce qui devait être un simple éclairage scientifique s’est mué en étincelle politique. Et l’incendie n’a pas fini de brûler. Entre urgence agricole et risque sanitaire, la science a perdu la première manche. Reste à savoir qui gagnera la guerre parlementaire. &#160;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Interdit en France depuis 2020, l’acétamipride pourrait effectuer un retour discret par le biais du projet de loi d’urgence agricole. Mais une note de l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a provoqué, jeudi 30 avril, une rare explosion de tensions au sein du Parlement. Rejet, accusations de manœuvre politique et bataille de calendrier : la science devient un champ de bataille.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un rejet historique à l’Opecst</p>
<p>L’Opecst devait entériner une note scientifique sur les « impacts environnementaux et sanitaires » de l’acétamipride, un néonicotinoïde toujours autorisé dans l’Union européenne jusqu’en 2033. Rédigée par le député RN Émeric Salmon et le sénateur PS Michaël Weber, cette note dressait un état des lieux alarmant : contamination généralisée des écosystèmes, potentiel neurotoxique préoccupant pour l’homme, et présence du produit dans tous les organes du corps humain.</p>
<p>Résultat du vote : six voix contre six. Un score insuffisant. La note a été rejetée en l’état, un report qualifié de *rarissime* pour cette institution bicamérale née en 1983. Seul précédent connu : les impacts de l’huile de palme en 2018.</p>
<p>Du côté de la droite et du RN, on assume un désaccord de fond. Le tableau a été jugé trop alarmiste, trop « apocalyptique » selon un sénateur LR. Les opposants réclament davantage de données chiffrées et des auditions complémentaires, notamment de l’autorité européenne Efsa. Mais ils jurent que le calendrier législatif n’est pour rien dans leur décision.</p>
<p>À gauche, la colère est vive. Le corapporteur socialiste dénonce un « jeu de dupes » : jusqu’à la veille du vote, aucun différend scientifique n’existait avec son collègue RN. L’accusation est claire : la droite et le Rassemblement national auraient bloqué la note pour éviter qu’elle ne vienne parasiter l’examen très attendu du projet de loi d’urgence agricole, prévu le 19 mai à l’Assemblée nationale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’ombre de la loi Duplomb</p>
<p>Ce combat scientifique en cache un autre, bien plus politique. L’acétamipride n’est pas un sujet neuf. Il avait déjà été au cœur de la loi Duplomb (2025), qui proposait sa réintroduction avant d’être censurée par le Conseil constitutionnel. Mais le sénateur LR Laurent Duplomb ne lâche rien : il a déposé une nouvelle proposition de loi, dite « Duplomb 2 », pour autoriser des dérogations ciblées (betterave sucrière, noisette, pomme, cerise). Et il milite activement pour que cette disposition soit intégrée au projet de loi d’urgence agricole, soutenu par le président du Sénat Gérard Larcher.</p>
<p>Le timing est donc explosif. Si la note de l’Opecst avait été publiée avant les débats parlementaires, elle aurait constitué un contre-feu scientifique gênant pour les partisans de la réautorisation. En la repoussant, ses opposants gagnent un temps précieux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un toxicologue met en doute la polémique</p>
<p>Pourtant, la solidité scientifique de la note ne fait guère débat dans les cercles indépendants. Xavier Coumoul, toxicologue et expert auditionné par l’Office, estime que le projet de note reflète parfaitement le consensus scientifique et sanitaire actuel. Il confirme que le texte restitue fidèlement la teneur des auditions menées.</p>
<p>Ce décalage entre la position des experts et le vote des parlementaires nourrit la suspicion. Pour la gauche, il ne s’agit pas d’une exigence méthodologique, mais d’une obstruction purement politique destinée à enterrer un document gênant avant une échéance législative majeure.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La guerre continue hors des murs</p>
<p>Les tensions ne se sont pas apaisées après le vote. Une conférence de presse organisée dans l’après-midi par le sénateur Weber a été brutalement interrompue par le président LR de l’Opecst. Ce dernier a jugé « déplorable » la méthode consistant à présenter la note au public avant son adoption définitive. Le socialiste, quant à lui, a dénoncé une forme de censure déguisée.</p>
<p>L’Opecst a finalement promis des auditions complémentaires et des précisions, sans aucun calendrier. La note sera publiée… mais « pas sous cette forme ». En attendant, le flou persiste.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un affrontement en perspective à l’Assemblée</p>
<p>Rendez-vous est pris pour le 19 mai. Ce jour-là, l’Assemblée nationale examinera le projet de loi d’urgence agricole. La question de l’acétamipride, si elle est intégrée au texte, promet un affrontement violent entre une majorité favorable aux dérogations et une opposition arc-boutée sur le principe de précaution.</p>
<p>Une chose est sûre : ce qui devait être un simple éclairage scientifique s’est mué en étincelle politique. Et l’incendie n’a pas fini de brûler.</p>
<p>Entre urgence agricole et risque sanitaire, la science a perdu la première manche. Reste à savoir qui gagnera la guerre parlementaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Audiovisuel public : le rapport choc adopté sur le fil, l&#8217;Assemblée se déchire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Media Normandie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 19:07:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Media Normandie]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Audiovisuel public]]></category>
		<category><![CDATA[Charles Alloncle]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Après quatre mois d’auditions sous tension, la commission d’enquête a livré lundi soir un verdict de justesse. Sur 400 pages, le rapporteur Charles Alloncle propose un milliard d’euros d’économies, la suppression de France 4 et Mouv’, et une fusion France 2/France 5. Un texte idéologique adopté au forceps. Rarement un document parlementaire aura tenu la République en haleine. Ce lundi 27 avril, au terme d’une réunion électrique de plus de quatre heures à huis clos, la commission d’enquête sur l’audiovisuel public a échappé à l’implosion. Le rapport controversé de 388 pages, fruit d’auditions explosives menées sous la menace permanente d’une censure politique, sera finalement publié. Par 12 voix contre 10 (et 9 abstentions), l’Assemblée nationale a donné son sceau à un texte que ses propres détracteurs qualifient déjà de « chiffon idéologique ». L’accord, trouvé sur le fil en début de soirée, ressemble à une perfusion administrée à une commission au bord du coma. En coulisses, les élus du « bloc central » ont longtemps oscillé entre deux frayeurs : valider un document susceptible de « détruire le service public » ou s’exposer à un procès en « censure » immédiatement instrumentalisé par l’extrême droite. Un rapport qui saigne Ce que révèlent les fuites de ces dernières heures suffirait à déclencher une grève générale à la Maison ronde : disparition pure et simple de France 4 et de Mouv’, fusion forcée de France 2 et France 5, et coupe franche d’un quart des crédits alloués par l’État, soit plus d’un milliard d’euros d’économies. La somme, selon Charles Alloncle, ne serait pas réinvestie dans la création ou l’indépendance rédactionnelle, mais flècherait directement vers « l’entretien du patrimoine » et le désendettement du pays. Une orientation que le rapporteur de l’Hérault assume comme un « réarmement budgétaire ». Sur les bancs de l’opposition, l’indignation ne tient pas dans un prompteur. « Nous engagerons la bataille ligne après ligne pour démontrer l’incohérence des propos », a rugi l’Insoumis Aurélien Saintoul, tandis que la socialiste Ayda Hadizadeh tance : « L’Assemblée nationale doit être crédible. Publier ce rapport, c’est lui donner une légitimité qu’il n’a pas. » Le RN aux abonnés absents… mais vainqueur L’ambiance était autre côté LR et RN. François-Xavier Ceccoli (LR) a justifié son vote favorable par une litote de circonstance : « Les Français attendaient ce rapport. Cela ne veut pas dire que nous partageons son intégralité. » Les élus Rassemblement national, eux, ont approuvé sans trembler. Un paradoxe que n’a pas manqué de dénoncer l’écologiste Jérémie Iordanoff, furieux : « Le bloc central manque de courage. Ils donnent le point au RN. Cette commission a été instrumentalisée pour dézinguer l’audiovisuel public. » Seule lueur d’apaisement dans ce champ de ruines institutionnelles : le président (Horizons) de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, a voté « par souci de transparence vis-à-vis des Français », tout en concédant à l’AFP « des différences de méthode fondamentales » avec le rapporteur. Publication dans une semaine Le document de 400 pages sera rendu public dans sept jours. D’ici là, le service public retient son souffle. Et les députés qui ont voté « pour » en serrant les dents vont devoir expliquer, en circonscription, pourquoi ils ont choisi de ne pas censurer un rapport qui censure, lui, des milliers d’emplois.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="ds-markdown-paragraph">Après quatre mois d’auditions sous tension, la commission d’enquête a livré lundi soir un verdict de justesse. Sur 400 pages, le rapporteur Charles Alloncle propose un milliard d’euros d’économies, la suppression de France 4 et Mouv’, et une fusion France 2/France 5. Un texte idéologique adopté au forceps.</p>
<p class="ds-markdown-paragraph">
<p class="ds-markdown-paragraph"><strong>Rarement un document parlementaire aura tenu la République en haleine.</strong> Ce lundi 27 avril, au terme d’une réunion électrique de plus de quatre heures à huis clos, la commission d’enquête sur l’audiovisuel public a échappé à l’implosion. Le rapport controversé de 388 pages, fruit d’auditions explosives menées sous la menace permanente d’une censure politique, sera finalement publié. Par 12 voix contre 10 (et 9 abstentions), l’Assemblée nationale a donné son sceau à un texte que ses propres détracteurs qualifient déjà de « chiffon idéologique ».</p>
<p class="ds-markdown-paragraph">L’accord, trouvé sur le fil en début de soirée, ressemble à une perfusion administrée à une commission au bord du coma. En coulisses, les élus du « bloc central » ont longtemps oscillé entre deux frayeurs : valider un document susceptible de « détruire le service public » ou s’exposer à un procès en « censure » immédiatement instrumentalisé par l’extrême droite.</p>
<p class="ds-markdown-paragraph"><strong>Un rapport qui saigne</strong></p>
<p class="ds-markdown-paragraph">Ce que révèlent les fuites de ces dernières heures suffirait à déclencher une grève générale à la Maison ronde : disparition pure et simple de France 4 et de Mouv’, fusion forcée de France 2 et France 5, et coupe franche d’un quart des crédits alloués par l’État, soit plus d’un milliard d’euros d’économies. La somme, selon Charles Alloncle, ne serait pas réinvestie dans la création ou l’indépendance rédactionnelle, mais flècherait directement vers « l’entretien du patrimoine » et le désendettement du pays. Une orientation que le rapporteur de l’Hérault assume comme un « réarmement budgétaire ».</p>
<p class="ds-markdown-paragraph">Sur les bancs de l’opposition, l’indignation ne tient pas dans un prompteur.</p>
<p class="ds-markdown-paragraph">« <em>Nous engagerons la bataille ligne après ligne pour démontrer l’incohérence des propos</em> », a rugi l’Insoumis Aurélien Saintoul, tandis que la socialiste Ayda Hadizadeh tance : « <em>L’Assemblée nationale doit être crédible. Publier ce rapport, c’est lui donner une légitimité qu’il n’a pas.</em> »</p>
<p class="ds-markdown-paragraph"><strong>Le RN aux abonnés absents… mais vainqueur</strong></p>
<p class="ds-markdown-paragraph">L’ambiance était autre côté LR et RN. François-Xavier Ceccoli (LR) a justifié son vote favorable par une litote de circonstance : « <em>Les Français attendaient ce rapport. Cela ne veut pas dire que nous partageons son intégralité.</em> » Les élus Rassemblement national, eux, ont approuvé sans trembler. Un paradoxe que n’a pas manqué de dénoncer l’écologiste Jérémie Iordanoff, furieux : « <em>Le bloc central manque de courage. Ils donnent le point au RN. Cette commission a été instrumentalisée pour dézinguer l’audiovisuel public.</em> »</p>
<p class="ds-markdown-paragraph">Seule lueur d’apaisement dans ce champ de ruines institutionnelles : le président (Horizons) de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, a voté « <em>par souci de transparence vis-à-vis des Français</em> », tout en concédant à l’AFP « <em>des différences de méthode fondamentales</em> » avec le rapporteur.</p>
<p class="ds-markdown-paragraph"><strong>Publication dans une semaine</strong></p>
<p class="ds-markdown-paragraph">Le document de 400 pages sera rendu public dans sept jours. D’ici là, le service public retient son souffle. Et les députés qui ont voté « pour » en serrant les dents vont devoir expliquer, en circonscription, pourquoi ils ont choisi de ne pas censurer un rapport qui censure, lui, des milliers d’emplois.</p>
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		<title>Commission sur l’audiovisuel public : le rapport qui menace de faire imploser l’Assemblée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Media Normandie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 14:27:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Media Normandie]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
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					<description><![CDATA[Auditions houleuses, accusations en vol, culture du clash et stratégie de victimisation… La commission parlementaire sur l’audiovisuel public, présidée par Charles Alloncle (UDR), proche de Jordan Bardella, a mis le feu aux poudres pendant des mois. À la veille d’un vote décisif à huis clos sur la publication ou non de son rapport, la tension est à son comble. Entre coup de théâtre politique et tentative d’enterrement d’un travail contesté, retour sur une séquence qui pourrait laisser des traces profondes. Le parlement, nouvelle arène du clash médiatique Pendant six mois, la commission parlementaire sur l’audiovisuel public n’aura ressemblé à aucune autre. Loin des débats feutrés, ses travaux ont été rythmés par des passes d’armes spectaculaires, des suspensions de séance et des accusations croisées. L’homme au centre de la tempête : le député Charles Alloncle (Union des droites pour la République), figure montante du ciottisme et affidé de Jordan Bardella. À 34 ans, ce rapporteur inconnu du grand public a trouvé là une tribune idéale pour se faire un nom. Sa méthode ? Multiplier les attaques frontales contre les dirigeants et vedettes du service public, sortir du protocole, filmer ses interventions pour les réseaux sociaux, et cultiver une posture de pourfendeur des élites médiatiques. « Du pur Andrew Tate version commission parlementaire », résume un député macroniste sous couvert d’anonymat. Mais le 27 avril 2026, le rideau pourrait tomber brutalement. Ce jour-là, à huis clos, les 31 députés de la commission voteront à la majorité simple pour autoriser – ou non – la publication du rapport final. Une procédure rarissime qui, d’ordinaire, n’est qu’une formalité. Sauf qu’ici, l’incertitude est totale. Un piège à double tranchant pour les députés Les membres de la commission le savent : quel que soit leur choix, ils perdent. Voter contre la publication ? Charles Alloncle pourra aussitôt jouer la carte du « martyr censuré » auprès de ses troupes, dénonçant un « système » qui l’empêche de dire « les vérités qui fâchent ». Voter pour la publication ? Ils entérinent alors un travail que beaucoup jugent biaisé, partial, voire mensonger. « On est dos au mur », soupire Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), président de la commission, qui n’a cessé de s’opposer frontalement au rapporteur. Leur relation exécrable, faite d’interruptions musclées et de recadrages en direct, a régulièrement paralysé les travaux. 67 auditions, 234 personnes convoquées… pour quel bilan ? Sur le fond, qu’a réellement produit cette commission ? Une accumulation hétéroclite d’attaques, parfois infondées, souvent sorties de leur contexte. &#x1f539; Sur la gestion financière : Alloncle a martelé l’idée d’une « quasi-faillite » de l’audiovisuel public, évoquant des « frais de cocktails » à près d’un million d’euros. La réalité ? Il s’agissait de frais de repas pour les salariés travaillant pendant le Covid-19, cantines fermées. &#x1f539; Sur Mediawan : Le rapporteur a laissé planer le soupçon d’une société contrôlée par des intérêts étrangers. Or, les dirigeants ont produit des preuves d’un actionnariat majoritairement français. &#x1f539; Sur les choix éditoriaux : Accusé de partialité, le rédacteur en chef de Complément d’enquête a calmement rappelé l’équilibre strict des portraits politiques : « cinq à gauche, cinq à droite, un au centre ». &#x1f539; Sur les personnalités : Léa Salamé, mise en cause pour son mariage avec Raphaël Glucksmann, a coupé court : « Mon stylo ne tient qu’à ma main. Et s’il est candidat, je quitterai le 20 heures. » Malgré tout, certaines interpellations ont porté : frais de taxi en hausse, pantouflage de cadres vers des sociétés privées, comptabilité analytique perfectible… Mais rien qui justifie, selon plusieurs députés, le déluge médiatique organisé par Alloncle. Une stratégie claire : jeter le discrédit pour mieux privatiser ? Derrière les outrances, un objectif politique se dessine. Depuis des mois, le rapporteur s’emploie, selon ses détracteurs, à une « CNewsisation » des débats : reprises en boucle des mêmes accusations, montages agressifs sur X (ex-Twitter), et emprunts assumés à la rhétorique conservatrice américaine du liberal bias, qui voit dans chaque journaliste un ennemi de droite. « Ce n’est pas une commission d’évaluation, c’est une machine de guerre idéologique », dénonce la PDG de Radio France Sibyle Veil, qui a écrit au président de l’Assemblée pour dénoncer des « déformations publiques ». Samuel Étienne, animateur et cible de harcèlement en ligne après un tweet d’Alloncle, parle d’une « escalade dangereuse ». Pour l’entourage du rapporteur, au contraire, il s’agit simplement de « rétablir la vérité » et de « bousculer une caste qui se protège ». Mais les observateurs y voient un dessein plus large : préparer l’opinion à une réduction drastique, voire à une privatisation partielle de l’audiovisuel public. « On érode la confiance à coups de pioche, pour qu’un jour on accepte de vendre la maison », alerte un cadre de France Télévisions. 27 avril, le vote qui peut tout changer À l’heure où ces lignes sont écrites, les députés de la commission sont en train de prendre connaissance du texte final, dans une confidentialité absolue. L’issue du vote demeure incertaine. Dans les couloirs de l’Assemblée, certains murmurent que Charles Alloncle lui-même souhaiterait secrètement un refus de publication, pour endosser un costume de lanceur d’alerte bâillonné. D’autres croient encore que le rapport, malgré ses outrances, sera publié – mais accompagné de réserves solennelles de plusieurs groupes. Une certitude : quel que soit le résultat, cette commission aura marqué un tournant. Celui de la brutalisation des travaux parlementaires. Celui d’une défiance devenue méthode politique. Et peut-être, celui d’un dernier baroud d’honneur avant un grand démontage du service public à la française. Rendez-vous le 27 avril.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="ds-markdown-paragraph">Auditions houleuses, accusations en vol, culture du clash et stratégie de victimisation… La commission parlementaire sur l’audiovisuel public, présidée par Charles Alloncle (UDR), proche de Jordan Bardella, a mis le feu aux poudres pendant des mois. À la veille d’un vote décisif à huis clos sur la publication ou non de son rapport, la tension est à son comble. Entre coup de théâtre politique et tentative d’enterrement d’un travail contesté, retour sur une séquence qui pourrait laisser des traces profondes.</p>
<hr />
<h2><strong>Le parlement, nouvelle arène du clash médiatique</strong></h2>
<p class="ds-markdown-paragraph">Pendant six mois, la commission parlementaire sur l’audiovisuel public n’aura ressemblé à aucune autre. Loin des débats feutrés, ses travaux ont été rythmés par des passes d’armes spectaculaires, des suspensions de séance et des accusations croisées. L’homme au centre de la tempête : le député Charles Alloncle (Union des droites pour la République), figure montante du ciottisme et affidé de Jordan Bardella.</p>
<p class="ds-markdown-paragraph">À 34 ans, ce rapporteur inconnu du grand public a trouvé là une tribune idéale pour se faire un nom. Sa méthode ? Multiplier les attaques frontales contre les dirigeants et vedettes du service public, sortir du protocole, filmer ses interventions pour les réseaux sociaux, et cultiver une posture de pourfendeur des élites médiatiques. « <em>Du pur Andrew Tate version commission parlementaire</em> », résume un député macroniste sous couvert d’anonymat.</p>
<p class="ds-markdown-paragraph">Mais le 27 avril 2026, le rideau pourrait tomber brutalement. Ce jour-là, à huis clos, les 31 députés de la commission voteront à la majorité simple pour autoriser – ou non – la publication du rapport final. Une procédure rarissime qui, d’ordinaire, n’est qu’une formalité. Sauf qu’ici, l’incertitude est totale.</p>
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<h2><strong>Un piège à double tranchant pour les députés</strong></h2>
<p class="ds-markdown-paragraph">Les membres de la commission le savent : quel que soit leur choix, ils perdent.</p>
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<p class="ds-markdown-paragraph"><strong>Voter contre la publication</strong> ? Charles Alloncle pourra aussitôt jouer la carte du « martyr censuré » auprès de ses troupes, dénonçant un « système » qui l’empêche de dire « les vérités qui fâchent ».</p>
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<p class="ds-markdown-paragraph"><strong>Voter pour la publication</strong> ? Ils entérinent alors un travail que beaucoup jugent biaisé, partial, voire mensonger.</p>
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<p class="ds-markdown-paragraph">« <em>On est dos au mur</em> », soupire Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), président de la commission, qui n’a cessé de s’opposer frontalement au rapporteur. Leur relation exécrable, faite d’interruptions musclées et de recadrages en direct, a régulièrement paralysé les travaux.</p>
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<h2><strong>67 auditions, 234 personnes convoquées… pour quel bilan ?</strong></h2>
<p class="ds-markdown-paragraph">Sur le fond, qu’a réellement produit cette commission ? Une accumulation hétéroclite d’attaques, parfois infondées, souvent sorties de leur contexte.</p>
<p class="ds-markdown-paragraph">&#x1f539; <strong>Sur la gestion financière</strong> : Alloncle a martelé l’idée d’une « quasi-faillite » de l’audiovisuel public, évoquant des « frais de cocktails » à près d’un million d’euros. La réalité ? Il s’agissait de frais de repas pour les salariés travaillant pendant le Covid-19, cantines fermées.</p>
<p class="ds-markdown-paragraph">&#x1f539; <strong>Sur Mediawan</strong> : Le rapporteur a laissé planer le soupçon d’une société contrôlée par des intérêts étrangers. Or, les dirigeants ont produit des preuves d’un actionnariat majoritairement français.</p>
<p class="ds-markdown-paragraph">&#x1f539; <strong>Sur les choix éditoriaux</strong> : Accusé de partialité, le rédacteur en chef de <em>Complément d’enquête</em> a calmement rappelé l’équilibre strict des portraits politiques : « <em>cinq à gauche, cinq à droite, un au centre</em> ».</p>
<p class="ds-markdown-paragraph">&#x1f539; <strong>Sur les personnalités</strong> : Léa Salamé, mise en cause pour son mariage avec Raphaël Glucksmann, a coupé court : « <em>Mon stylo ne tient qu’à ma main. Et s’il est candidat, je quitterai le 20 heures.</em> »</p>
<p class="ds-markdown-paragraph">Malgré tout, certaines interpellations ont porté : frais de taxi en hausse, pantouflage de cadres vers des sociétés privées, comptabilité analytique perfectible… Mais rien qui justifie, selon plusieurs députés, le déluge médiatique organisé par Alloncle.</p>
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<h2><strong>Une stratégie claire : jeter le discrédit pour mieux privatiser ?</strong></h2>
<p class="ds-markdown-paragraph">Derrière les outrances, un objectif politique se dessine. Depuis des mois, le rapporteur s’emploie, selon ses détracteurs, à une « CNewsisation » des débats : reprises en boucle des mêmes accusations, montages agressifs sur X (ex-Twitter), et emprunts assumés à la rhétorique conservatrice américaine du <em>liberal bias</em>, qui voit dans chaque journaliste un ennemi de droite.</p>
<p class="ds-markdown-paragraph">« <em>Ce n’est pas une commission d’évaluation, c’est une machine de guerre idéologique</em> », dénonce la PDG de Radio France Sibyle Veil, qui a écrit au président de l’Assemblée pour dénoncer des « déformations publiques ». Samuel Étienne, animateur et cible de harcèlement en ligne après un tweet d’Alloncle, parle d’une « escalade dangereuse ».</p>
<p class="ds-markdown-paragraph">Pour l’entourage du rapporteur, au contraire, il s’agit simplement de « rétablir la vérité » et de « bousculer une caste qui se protège ».</p>
<p class="ds-markdown-paragraph">Mais les observateurs y voient un dessein plus large : préparer l’opinion à une réduction drastique, voire à une privatisation partielle de l’audiovisuel public. « <em>On érode la confiance à coups de pioche, pour qu’un jour on accepte de vendre la maison</em> », alerte un cadre de France Télévisions.</p>
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<h2><strong>27 avril, le vote qui peut tout changer</strong></h2>
<p class="ds-markdown-paragraph">À l’heure où ces lignes sont écrites, les députés de la commission sont en train de prendre connaissance du texte final, dans une confidentialité absolue. L’issue du vote demeure incertaine.</p>
<p class="ds-markdown-paragraph">Dans les couloirs de l’Assemblée, certains murmurent que Charles Alloncle lui-même souhaiterait secrètement un refus de publication, pour endosser un costume de lanceur d’alerte bâillonné. D’autres croient encore que le rapport, malgré ses outrances, sera publié – mais accompagné de réserves solennelles de plusieurs groupes.</p>
<p class="ds-markdown-paragraph">Une certitude : quel que soit le résultat, cette commission aura marqué un tournant. Celui de la brutalisation des travaux parlementaires. Celui d’une défiance devenue méthode politique. Et peut-être, celui d’un dernier baroud d’honneur avant un grand démontage du service public à la française.</p>
<p class="ds-markdown-paragraph"><strong>Rendez-vous le 27 avril.</strong></p>
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