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	<title>Ecole Privée &#8211; Media Normandie</title>
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		<title>Inspections choc dans le privé catholique : 6 signalements au procureur, 442 mises en demeure</title>
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		<pubDate>Fri, 15 May 2026 08:45:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Un an après Bétharram, l’Éducation nationale dresse un premier bilan accablant. La parole se libère, les dérives se multiplient. Un an après l’onde de choc provoquée par le scandale de l’établissement Notre-Dame-de-Bétharram, où violences physiques et sexuelles ont été révélées en cascade, l’Éducation nationale livre les premiers résultats de sa vaste campagne de contrôles dans les écoles privées sous contrat. Et le constat, sans atteindre l’horreur systémique de Bétharram, est pour le moins alarmant. Selon des informations exclusives dévoilées ce jeudi 14 mai par le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, dans un entretien au journal La Croix, six signalements au procureur ont déjà été effectués. En cause : des faits de maltraitance d’élèves, pour « une partie » d’entre eux, précise le ministre. Si ce dernier assure qu’ « il n’y a pas eu de nouveau Bétharram », il admet que ces situations individuelles ont suffi à déclencher des procédures judiciaires. Mais le chiffre qui interpelle le plus reste celui des mises en demeure. Sur les 1 135 inspections déjà achevées et les 400 en cours, près d’une inspection sur trois (29%) a débouché sur au moins une injonction de mise en conformité. Au total, 442 mises en demeure ont été prononcées. Religieux obligatoire, enseignements tronqués, sécurité ignorée L’ampleur des manquements surprend par sa diversité. Le ministère détaille : 21% des mises en demeure concernent des dérives administratives graves : absence de vérification de l’honorabilité du personnel, des passés judiciaires non contrôlés, etc. 10% des injonctions portent sur un point hautement sensible : le caractère obligatoire de l’enseignement religieux. Pourtant, dans les établissements privés sous contrat, cet enseignement doit légalement rester facultatif. Le ministre dénonce des pressions implicites sur les familles et les élèves. Le reste des manquements concerne des programmes scolaires incomplets (sciences, éducation sexuelle souvent passée sous silence), des problèmes de sécurité des locaux, voire de gestion financière opaque. « La présence des inspecteurs a parfois permis de libérer la parole au sein des établissements », explique Édouard Geffray. « À chaque fois, nous avons engagé des procédures disciplinaires contre les personnels en cause. » Une campagne de grande ampleur qui ne fait que commencer Annoncées en mars 2025 par l’ancienne Première ministre Élisabeth Borne, ces inspections visent à contrôler 40% des établissements privés sous contrat d’ici deux ans. À ce jour, 1 135 contrôles sont bouclés, 400 sont en cours et 900 autres doivent être lancés avant fin 2026. Un rythme inédit. Le ministère assure avoir déjà entamé les contrôles de suivi. « La quasi-totalité donne lieu à une mise en conformité satisfaisante », affirme Édouard Geffray. Mais le ministre prévient : les établissements qui ne joueront pas le jeu feront l’objet d’échanges « beaucoup plus stricts », laissant entendre la possible résiliation du contrat avec l’État. Un électrochoc pour l’enseignement privé ? Pour les associations de victimes et les syndicats enseignants, ces chiffres sont une confirmation cinglante d’un système qui a trop longtemps fonctionné sur la confiance aveugle. « Six signalements au procureur, c’est six affaires où des enfants ont souffert. Et 442 mises en demeure, c’est 442 alertes qu’on avait jusqu’ici ignorées », réagit Me Corinne Herrmann, avocate de plusieurs familles de Bétharram. « La République a été trop laxiste avec le privé sous contrat. Ces chiffres appellent à une refonte totale des contrôles. » Du côté de l’Enseignement catholique, on se dit « vigilant » mais on salue une « prise de conscience nécessaire ». Reste à savoir si ces révélations, aussi froides que les chiffres, parviendront à ébranler un édifice centenaire. Une certitude, selon le ministère : ces inspections vont continuer, et s’intensifier. Et la prochaine fois, ce ne seront peut-être plus six, mais bien plus de signalements qui atterriront sur le bureau des procureurs. &#160; &#160;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span class="">Un an après Bétharram, l’Éducation nationale dresse un premier bilan accablant. La parole se libère, les dérives se multiplient.</span></p>
<p class="ds-markdown-paragraph"><span class="">Un an après l’onde de choc provoquée par le scandale de l’établissement Notre-Dame-de-Bétharram, où violences physiques et sexuelles ont été révélées en cascade, l’Éducation nationale livre les premiers résultats de sa vaste campagne de contrôles dans les écoles privées sous contrat. Et le constat, sans atteindre l’horreur systémique de Bétharram, est pour le moins alarmant.</span></p>
<p class="ds-markdown-paragraph"><span class="">Selon des informations exclusives dévoilées ce jeudi 14 mai par le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, dans un entretien au journal </span><em><span class="">La Croix</span></em><span class="">, </span><strong><span class="">six signalements au procureur</span></strong><span class=""> ont déjà été effectués. En cause : des faits de maltraitance d’élèves, pour « une partie » d’entre eux, précise le ministre. Si ce dernier assure qu’ « il n’y a pas eu de nouveau Bétharram », il admet que ces situations individuelles ont suffi à déclencher des procédures judiciaires.</span></p>
<p class="ds-markdown-paragraph"><span class="">Mais le chiffre qui interpelle le plus reste celui des </span><strong><span class="">mises en demeure</span></strong><span class="">. Sur les 1 135 inspections déjà achevées et les 400 en cours, </span><strong><span class="">près d’une inspection sur trois (29%) a débouché sur au moins une injonction de mise en conformité</span></strong><span class="">. Au total, </span><strong><span class="">442 mises en demeure</span></strong><span class=""> ont été prononcées.</span></p>
<h3><span class="">Religieux obligatoire, enseignements tronqués, sécurité ignorée</span></h3>
<p class="ds-markdown-paragraph"><span class="">L’ampleur des manquements surprend par sa diversité. Le ministère détaille :</span></p>
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<p class="ds-markdown-paragraph"><strong><span class="">21% des mises en demeure</span></strong><span class=""> concernent des </span><strong><span class="">dérives administratives graves</span></strong><span class=""> : absence de vérification de l’honorabilité du personnel, des passés judiciaires non contrôlés, etc.</span></p>
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<p class="ds-markdown-paragraph"><strong><span class="">10% des injonctions</span></strong><span class=""> portent sur un point hautement sensible : </span><strong><span class="">le caractère obligatoire de l’enseignement religieux</span></strong><span class="">. Pourtant, dans les établissements privés sous contrat, cet enseignement doit légalement rester </span><strong><span class="">facultatif</span></strong><span class="">. Le ministre dénonce des pressions implicites sur les familles et les élèves.</span></p>
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<p class="ds-markdown-paragraph"><span class="">Le reste des manquements concerne des programmes scolaires incomplets (sciences, éducation sexuelle souvent passée sous silence), des problèmes de sécurité des locaux, voire de gestion financière opaque.</span></p>
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<p class="ds-markdown-paragraph"><span class="">« </span><em><span class="">La présence des inspecteurs a parfois permis de libérer la parole au sein des établissements</span></em><span class=""> », explique Édouard Geffray. « </span><em><span class="">À chaque fois, nous avons engagé des procédures disciplinaires contre les personnels en cause.</span></em><span class=""> »</span></p>
<h3><span class="">Une campagne de grande ampleur qui ne fait que commencer</span></h3>
<p class="ds-markdown-paragraph"><span class="">Annoncées en mars 2025 par l’ancienne Première ministre Élisabeth Borne, ces inspections visent à contrôler </span><strong><span class="">40% des établissements privés sous contrat d’ici deux ans</span></strong><span class="">. À ce jour, 1 135 contrôles sont bouclés, 400 sont en cours et 900 autres doivent être lancés avant fin 2026. Un rythme inédit.</span></p>
<p class="ds-markdown-paragraph"><span class="">Le ministère assure avoir déjà entamé les contrôles de suivi. « </span><em><span class="">La quasi-totalité donne lieu à une mise en conformité satisfaisante</span></em><span class=""> », affirme Édouard Geffray. Mais le ministre prévient : les établissements qui ne joueront pas le jeu feront l’objet d’échanges « </span><em><span class="">beaucoup plus stricts</span></em><span class=""> », laissant entendre la possible résiliation du contrat avec l’État.</span></p>
<h3><span class="">Un électrochoc pour l’enseignement privé ?</span></h3>
<p class="ds-markdown-paragraph"><span class="">Pour les associations de victimes et les syndicats enseignants, ces chiffres sont une </span><strong><span class="">confirmation cinglante</span></strong><span class=""> d’un système qui a trop longtemps fonctionné sur la confiance aveugle.</span></p>
<p class="ds-markdown-paragraph"><span class="">« </span><em><span class="">Six signalements au procureur, c’est six affaires où des enfants ont souffert. Et 442 mises en demeure, c’est 442 alertes qu’on avait jusqu’ici ignorées</span></em><span class=""> », réagit Me Corinne Herrmann, avocate de plusieurs familles de Bétharram. « </span><em><span class="">La République a été trop laxiste avec le privé sous contrat. Ces chiffres appellent à une refonte totale des contrôles.</span></em><span class=""> »</span></p>
<p class="ds-markdown-paragraph"><span class="">Du côté de l’Enseignement catholique, on se dit « </span><em><span class="">vigilant</span></em><span class=""> » mais on salue une « </span><em><span class="">prise de conscience nécessaire</span></em><span class=""> ». Reste à savoir si ces révélations, aussi froides que les chiffres, parviendront à ébranler un édifice centenaire.</span></p>
<p class="ds-markdown-paragraph"><span class="">Une certitude, selon le ministère : </span><strong><span class="">ces inspections vont continuer, et s’intensifier</span></strong><span class="">. Et la prochaine fois, ce ne seront peut-être plus six, mais bien plus de signalements qui atterriront sur le bureau des procureurs.</span></p>
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