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	<title>Édouard Geffray &#8211; Media Normandie</title>
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	<description>Evreuxnormandie, Deauville et Cie et L&#039;Oeil de Willy #Colors sur l&#039;Actu</description>
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		<title>Bac : le coup de colère d&#8217;Édouard Geffray tourne au fiasco</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Media Normandie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 08:27:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Il voulait un électrochoc. Il récolte une bronca. À peine les résultats du baccalauréat publiés, le ministre de l&#8217;Éducation, Édouard Geffray, espérait voir les chiffres confirmer son discours sur un examen redevenu plus exigeant. Raté. Avec 91,4 % de réussite, le bac résiste aux effets d&#8217;annonce et laisse le ministre face à une réalité moins spectaculaire que ses déclarations. La réaction ne s&#8217;est pas fait attendre. Réunions d&#8217;urgence, recadrages, visioconférences improvisées, pression sur les inspecteurs&#8230; En quelques jours, le ministère a donné l&#8217;impression de chercher des responsables plutôt que des explications. Pour de nombreux inspecteurs, la méthode a laissé un goût amer. Modifier la philosophie d&#8217;une correction une fois les copies rendues ? « On ne change pas les règles au milieu du match », résume l&#8217;un d&#8217;eux. D&#8217;autres dénoncent une communication politique déconnectée des réalités du terrain, où les barèmes sont élaborés des mois à l&#8217;avance et ne se réécrivent pas sur un coup de colère. Le paradoxe est saisissant. En voulant afficher davantage de fermeté, le ministre a surtout mis en lumière les dysfonctionnements de sa propre administration. Les consignes nationales qu&#8217;il invoque n&#8217;avaient pas été pleinement intégrées dans les barèmes de correction. Difficile, dans ces conditions, de faire porter la responsabilité aux correcteurs ou aux inspecteurs. Au sein de l&#8217;Éducation nationale, beaucoup y voient une séquence révélatrice d&#8217;une gouvernance verticale : beaucoup de communication, peu de préparation, et une tendance à transformer un débat pédagogique complexe en bataille médiatique. Le fond du dossier mérite pourtant mieux qu&#8217;un coup d&#8217;éclat. Oui, la maîtrise de l&#8217;expression écrite est un enjeu majeur. Oui, le niveau en français interroge depuis plusieurs années. Mais croire qu&#8217;il suffirait d&#8217;une déclaration ministérielle pour relever le niveau d&#8217;un examen national relève davantage du slogan que de la politique éducative. Les syndicats parlent d&#8217;un faux débat. Selon eux, la qualité de la langue s&#8217;améliore d&#8217;abord par la formation, les moyens accordés à l&#8217;école et le temps consacré aux apprentissages, bien avant les consignes de correction du baccalauréat. À force de vouloir incarner l&#8217;autorité, Édouard Geffray se retrouve confronté à un constat embarrassant : l&#8217;autorité ne se décrète pas par conférence de presse. Elle se construit, se prépare et s&#8217;exerce avec ceux qui font vivre l&#8217;école au quotidien. Cette séquence laissera sans doute une trace. Non pas parce que le taux de réussite au bac a changé de quelques dixièmes de point, mais parce qu&#8217;elle révèle les tensions d&#8217;une institution où la communication politique semble parfois courir plus vite que la réalité du terrain.]]></description>
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<p>Il voulait un électrochoc. Il récolte une bronca.</p>
<p>À peine les résultats du baccalauréat publiés, le ministre de l&rsquo;Éducation, Édouard Geffray, espérait voir les chiffres confirmer son discours sur un examen redevenu plus exigeant. Raté. Avec 91,4 % de réussite, le bac résiste aux effets d&rsquo;annonce et laisse le ministre face à une réalité moins spectaculaire que ses déclarations.</p>
<p>La réaction ne s&rsquo;est pas fait attendre. Réunions d&rsquo;urgence, recadrages, visioconférences improvisées, pression sur les inspecteurs&#8230; En quelques jours, le ministère a donné l&rsquo;impression de chercher des responsables plutôt que des explications.</p>
<p>Pour de nombreux inspecteurs, la méthode a laissé un goût amer. Modifier la philosophie d&rsquo;une correction une fois les copies rendues ? « On ne change pas les règles au milieu du match », résume l&rsquo;un d&rsquo;eux. D&rsquo;autres dénoncent une communication politique déconnectée des réalités du terrain, où les barèmes sont élaborés des mois à l&rsquo;avance et ne se réécrivent pas sur un coup de colère.</p>
<p>Le paradoxe est saisissant. En voulant afficher davantage de fermeté, le ministre a surtout mis en lumière les dysfonctionnements de sa propre administration. Les consignes nationales qu&rsquo;il invoque n&rsquo;avaient pas été pleinement intégrées dans les barèmes de correction. Difficile, dans ces conditions, de faire porter la responsabilité aux correcteurs ou aux inspecteurs.</p>
<p>Au sein de l&rsquo;Éducation nationale, beaucoup y voient une séquence révélatrice d&rsquo;une gouvernance verticale : beaucoup de communication, peu de préparation, et une tendance à transformer un débat pédagogique complexe en bataille médiatique.</p>
<p>Le fond du dossier mérite pourtant mieux qu&rsquo;un coup d&rsquo;éclat. Oui, la maîtrise de l&rsquo;expression écrite est un enjeu majeur. Oui, le niveau en français interroge depuis plusieurs années. Mais croire qu&rsquo;il suffirait d&rsquo;une déclaration ministérielle pour relever le niveau d&rsquo;un examen national relève davantage du slogan que de la politique éducative.</p>
<p>Les syndicats parlent d&rsquo;un faux débat. Selon eux, la qualité de la langue s&rsquo;améliore d&rsquo;abord par la formation, les moyens accordés à l&rsquo;école et le temps consacré aux apprentissages, bien avant les consignes de correction du baccalauréat.</p>
<p>À force de vouloir incarner l&rsquo;autorité, Édouard Geffray se retrouve confronté à un constat embarrassant : l&rsquo;autorité ne se décrète pas par conférence de presse. Elle se construit, se prépare et s&rsquo;exerce avec ceux qui font vivre l&rsquo;école au quotidien.</p>
<p>Cette séquence laissera sans doute une trace. Non pas parce que le taux de réussite au bac a changé de quelques dixièmes de point, mais parce qu&rsquo;elle révèle les tensions d&rsquo;une institution où la communication politique semble parfois courir plus vite que la réalité du terrain.</p>
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