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	<title>ortolans &#8211; Media Normandie</title>
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		<title>Master Poulet, quinoa, ortolans : pourquoi la bouffe va nous empoisonner la présidentielle</title>
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		<pubDate>Fri, 01 May 2026 09:28:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[&#160; À un an du premier tour, l’élection de 2027 promet déjà des empoignades aussi grasses qu’un poulet rôti bas de gamme. Récit d’une guerre française où l’assiette est devenue un champ de bataille idéologique. &#160; En France, on ne badine pas avec deux choses : la République et le civet. Alors quand la politique s’invite dans l’assiette, les couverts volent bas. La preuve par trois – l’affaire Master Poulet à Saint-Ouen, qui vient de raviver une guerre aussi vieille que la IIIe République. Le maire socialiste de Saint-Ouen, Karim Bouramane, veut déloger l’enseigne de fast-food « Master Poulet » de sa commune. Motif : lutte contre la malbouffe. Réponse immédiate de La France Insoumise : défense d’un poulet « abordable » pour les classes populaires. Bilan : une gauche qui se hurle dessus… autour d’une tranche de blanc pas cher. Comme le résume Jean-Pierre Montanay, journaliste à LCP (Politiques à table) : « Devant votre assiette, il y a tous les ingrédients pour une querelle politique. » Mais attention : ce n’est pas parce que la volaille est low-cost que le débat l’est. La politique, ce sport de combat (et de fourchette) Souvenez-vous. 2022. Fabien Roussel, encarté au PCF, ose déclarer : « Un bon vin, une bonne viande, un bon fromage, c’est ça la gastronomie française. » Il ajoute la fin de sa phrase (« mais il faut avoir les moyens »), mais trop tard. La meute numérique est lâchée. Sandrine Rousseau lui assène que le plat préféré des Français, c’est le couscous. Le barbecue devient « symbole de virilité ». Et l’écologiste se retrouve couverte d’insanités pendant des mois. Moralité : en France, critiquer la friture, c’est s’exposer à la friture de réseau social. À droite, même combat. Nicolas Sarkozy, en meeting (2016), théorise la double ration de frites pour l’enfant qui ne mange pas de jambon à la cantine – érigeant la frite en totem républicain. Jacques Chirac, lui, jouait la tête de veau dès 6 heures du mat’, fausse modestie de bon terroir pour séduire les agriculteurs. Et François Mitterrand, président socialiste, se faisait surprendre à avaler des ortolans sous serviette – petit oiseau interdit, luxe suprême. Scandale. Mais quel scandale ! Car l’hypocrisie alimentaire est le dernier tabou français. Le soft power du quinoa Personne n’a mieux compris le coup que Jean-Luc Mélenchon. En 2016, à quelques mois de la présidentielle, il pose pour *Gala* avec son « plat minceur » : du taboulé au quinoa. La vidéo explose. Sur son blog, il jubile : « Tout le monde a eu écho de mon taboulé… et donc de ce que j’ai dit sur la nécessité de réduire la viande. » En une assiette, il avait asséné un programme : écologie, santé, anticapitalisme gustatif. À l’autre bout du spectre, Florian Philippot, ex-cadre FN, poste une simple photo de couscous à Strasbourg. L’extrême droite s’embrase : pas assez « franchouillard ». Lui répond : « Ceux qui parlent de provocation sont juste des crétins. » Le couscousgate était né. Alors, à un an de 2027, à quoi faut-il s’attendre ? À des débats télévisés où l’on discutera moins du pouvoir d’achat que de la légitimité du porc à la cantine. À des polémiques sur l’origine des frites (huile de palme ou beurre ? patate française ou belge ?). À des candidats qui joueront la carte du « jambon-beurre » contre le « falafel ». Et à des éditorialistes graves expliquant que la IIIe République est morte d’avoir préféré le poulet-frites au pot-au-feu. Bref, vos repas de famille sont déjà sous haute tension. Et si vos oncles s’étranglent autour du rôti dominical, dites-vous que ce n’est pas grave : c’est la campagne. La nourriture est politique, polémique, et souvent, mal cuite. Mais en France, on préfère encore se battre pour une cuisse que pour une idée. Bon appétit, quand même.]]></description>
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<p>À un an du premier tour, l’élection de 2027 promet déjà des empoignades aussi grasses qu’un poulet rôti bas de gamme. Récit d’une guerre française où l’assiette est devenue un champ de bataille idéologique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En France, on ne badine pas avec deux choses : la République et le civet. Alors quand la politique s’invite dans l’assiette, les couverts volent bas. La preuve par trois – l’affaire Master Poulet à Saint-Ouen, qui vient de raviver une guerre aussi vieille que la IIIe République.</p>
<p>Le maire socialiste de Saint-Ouen, Karim Bouramane, veut déloger l’enseigne de fast-food « Master Poulet » de sa commune. Motif : lutte contre la malbouffe. Réponse immédiate de La France Insoumise : défense d’un poulet « abordable » pour les classes populaires. Bilan : une gauche qui se hurle dessus… autour d’une tranche de blanc pas cher. Comme le résume Jean-Pierre Montanay, journaliste à LCP (Politiques à table) : « Devant votre assiette, il y a tous les ingrédients pour une querelle politique. »</p>
<p>Mais attention : ce n’est pas parce que la volaille est low-cost que le débat l’est.</p>
<p>La politique, ce sport de combat (et de fourchette)</p>
<p>Souvenez-vous. 2022. Fabien Roussel, encarté au PCF, ose déclarer : « Un bon vin, une bonne viande, un bon fromage, c’est ça la gastronomie française. » Il ajoute la fin de sa phrase (« mais il faut avoir les moyens »), mais trop tard. La meute numérique est lâchée. Sandrine Rousseau lui assène que le plat préféré des Français, c’est le couscous. Le barbecue devient « symbole de virilité ». Et l’écologiste se retrouve couverte d’insanités pendant des mois. Moralité : en France, critiquer la friture, c’est s’exposer à la friture de réseau social.</p>
<p>À droite, même combat. Nicolas Sarkozy, en meeting (2016), théorise la double ration de frites pour l’enfant qui ne mange pas de jambon à la cantine – érigeant la frite en totem républicain. Jacques Chirac, lui, jouait la tête de veau dès 6 heures du mat’, fausse modestie de bon terroir pour séduire les agriculteurs. Et François Mitterrand, président socialiste, se faisait surprendre à avaler des ortolans sous serviette – petit oiseau interdit, luxe suprême. Scandale. Mais quel scandale ! Car l’hypocrisie alimentaire est le dernier tabou français.</p>
<p>Le soft power du quinoa</p>
<p>Personne n’a mieux compris le coup que Jean-Luc Mélenchon. En 2016, à quelques mois de la présidentielle, il pose pour *Gala* avec son « plat minceur » : du taboulé au quinoa. La vidéo explose. Sur son blog, il jubile : « Tout le monde a eu écho de mon taboulé… et donc de ce que j’ai dit sur la nécessité de réduire la viande. » En une assiette, il avait asséné un programme : écologie, santé, anticapitalisme gustatif.</p>
<p>À l’autre bout du spectre, Florian Philippot, ex-cadre FN, poste une simple photo de couscous à Strasbourg. L’extrême droite s’embrase : pas assez « franchouillard ». Lui répond : « Ceux qui parlent de provocation sont juste des crétins. » Le couscousgate était né.</p>
<p>Alors, à un an de 2027, à quoi faut-il s’attendre ?</p>
<p>À des débats télévisés où l’on discutera moins du pouvoir d’achat que de la légitimité du porc à la cantine. À des polémiques sur l’origine des frites (huile de palme ou beurre ? patate française ou belge ?). À des candidats qui joueront la carte du « jambon-beurre » contre le « falafel ». Et à des éditorialistes graves expliquant que la IIIe République est morte d’avoir préféré le poulet-frites au pot-au-feu.</p>
<p>Bref, vos repas de famille sont déjà sous haute tension. Et si vos oncles s’étranglent autour du rôti dominical, dites-vous que ce n’est pas grave : c’est la campagne.</p>
<p>La nourriture est politique, polémique, et souvent, mal cuite. Mais en France, on préfère encore se battre pour une cuisse que pour une idée. Bon appétit, quand même.</p>
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