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	<title>Archives des Syngenta &#8211; Media Normandie</title>
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		<title>Pesticides : 15 000 manifestants défient Syngenta dans l’Eure</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Media Normandie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2026 06:46:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>&#160;     Des pancartes avec des noms de morts, des malades du cancer, des agriculteurs, des médecins, des dizaines de tracteurs et une cible clairement désignée : l’industrie des pesticides. Samedi 3 octobre, plus de 15 000 personnes selon les organisateurs ont convergé vers Saint-Pierre-la-Garenne, dans l’Eure, à proximité du site de Syngenta. Une mobilisation hors norme, aussi spectaculaire que lourde de sens. « Romain, 41 ans, cancer de la mâchoire. Papa de deux enfants. » « Julia, 24 ans, cancer du pancréas. » « Annick, 53 ans, quatre cancers digestifs. » Marie-Noëlle est venu à Saint-Pierre-la-Garenne aux côtés de quelques milliers de manifestants pour protester contre l&#8217;usage des pesticides. Cette femme atteinte d&#8217;un cancer voulait faire entendre sa voix. &#x27a1;&#xfe0f; L&#8217;article sur la mobilisation est à lire sur https://t.co/QtpUKZsogX https://t.co/CrPd4sU5gB &#8212; ICI Normandie (Seine-Maritime &#8211; Eure) (@ici_hnormandie) October 3, 2026 Dans le cortège, les pancartes ressemblent moins à des slogans qu’à des avis de décès. Ce samedi 3 octobre, les manifestants ne sont pas venus seulement crier leur colère. Ils sont venus mettre des visages, des familles et des histoires derrière une question devenue explosive : quel prix sanitaire sommes-nous prêts à payer pour maintenir notre modèle agricole et chimique ? À quelques kilomètres de l’usine Syngenta de Saint-Pierre-la-Garenne, l’un des géants mondiaux de l’agrochimie, la foule dénonce ce qu’elle présente comme « un système industriel, agricole et chimique qui nous empoisonne ». Agriculteurs et écologistes : cette fois, même combat La mobilisation a été portée notamment par les Soulèvements de la Terre, la Confédération paysanne, Cancer colère et le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest, avec le soutien de nombreuses associations. Et le message est clair : stop à la guerre stérile entre agriculteurs et écologistes. « Il faut arrêter d’opposer le monde agricole et le monde écologiste », insiste Stéphane Galais, porte-parole de la Confédération paysanne. Car derrière les débats politiques et les batailles réglementaires, les agriculteurs et salariés agricoles sont eux aussi directement exposés aux produits phytosanitaires. Fanny Métrat, éleveuse et porte-parole de la Confédération paysanne, charge frontalement le modèle agro-industriel : il abîme selon elle « les sols », « l’eau », mais également l’autonomie et les savoir-faire agricoles. Ce samedi, ceux que l’on présente si souvent comme adversaires ont marché côte à côte. « Ils ont brisé ma voix » L’un des moments les plus forts de la journée intervient avant même le départ du cortège. Théo Grataloup, 19 ans, prend la parole. Depuis sa naissance, il a subi des dizaines d’opérations et vit avec une trachéotomie après être né avec de graves malformations. Sa phrase glace la foule : « Ils ont brisé ma voix, ils ne pourront pas briser toutes nos voix. » En 2022, le Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides avait reconnu la possibilité d’un lien de causalité entre ses malformations et l’exposition prénatale de sa mère au glyphosate. Derrière lui, d’autres malades racontent leurs cancers, leurs traitements et leurs années de combat administratif. La manifestation change alors de nature. Ce n’est plus seulement un rassemblement écologique. C’est une manifestation de malades. Cancer colère : « On veut vivre » Fleur Breteau, porte-parole de Cancer colère, assume une parole politique particulièrement offensive. « On n’est pas là pour défendre une idéologie, on est là parce qu’on veut vivre », lance-t-elle. Elle dénonce notamment les orientations prises ces dernières années sur les pesticides et l’agriculture, citant la loi Duplomb, la loi d’urgence agricole et les projets européens de déréglementation. Pour les militants présents, le paradoxe devient insupportable : d’un côté, la société reconnaît et indemnise certaines victimes d’expositions professionnelles ; de l’autre, les pesticides restent massivement utilisés. Un pied sur le frein, l’autre sur l’accélérateur. Et au milieu : agriculteurs, riverains, salariés et malades. « La tumeur avait la taille d’une orange » Michel Daviet sait exactement pourquoi il manifeste. Pendant plus de trente ans, cet ancien technicien agricole a travaillé au contact de semences traitées, d’insecticides, d’herbicides et notamment de glyphosate. En 2015, à 47 ans, il apprend qu’il est atteint d’un lymphome de Burkitt. « La tumeur avait la taille d’une orange. Mon état était si critique que j’ai failli y passer », témoigne-t-il. Son cancer a ensuite été reconnu comme maladie professionnelle. Dix ans plus tard, sa colère reste intacte. « Je suis en colère et triste de voir que l’empoisonnement continue. » Dans le cortège, son témoignage fait écho à celui de nombreux anciens salariés agricoles. Des agriculteurs rongés par le doute Denis Benoît, 65 ans, a lui aussi travaillé pendant des années au contact de produits phytosanitaires. Dans les vergers du Maine-et-Loire, il manipulait insecticides et fongicides parfois durant huit à dix heures par jour. À l’époque, son corps lui envoyait déjà des signaux : allergies, plaques sur la peau, violents maux de tête. Des années plus tard, un cancer de la prostate lui est diagnostiqué. Aujourd’hui, il assume une forme de culpabilité. Il a utilisé ces produits. Mais il refuse désormais de se taire. « J’ai décidé de transformer cette culpabilité en action. » Voilà peut-être l’image la plus forte de cette mobilisation : des agriculteurs venus dénoncer un système dont ils ont eux-mêmes été les travailleurs, les utilisateurs… et parfois les victimes. Des médecins quittent leur cabinet pour manifester La contestation dépasse également le monde agricole. Marie Guirguis, médecin généraliste dans la Sarthe, manifeste avec plusieurs professionnels de santé. Son message est brutal dans sa simplicité : « On ne veut plus réparer les dégâts causés par les politiques. » Pour ces soignants, la prévention ne peut plus se limiter aux cabinets médicaux. Ils veulent intervenir sur les causes environnementales qu’ils estiment responsables d’une partie des pathologies qu’ils rencontrent. Syngenta contre-attaque Face à cette offensive, Syngenta ne reste pas silencieux. Dans un communiqué publié à la veille de la manifestation, le groupe qualifie le rassemblement de « mal fondé » et souligne qu’une large partie de la production actuelle du site serait utilisable en agriculture biologique. Une défense qui ne convainc évidemment pas les manifestants. En tête du cortège, une banderole donne le ton : « Syngenta répand la mort et récolte la colère. » Difficile de faire plus frontal. Gaz lacrymogène et tensions Alors que le cortège approche du site industriel, le climat se tend. Les forces de l’ordre sont massivement présentes autour de la mobilisation. Des contrôles sont organisés sur les axes d’accès et dans les gares, tandis que des policiers à cheval surveillent le rassemblement. Lorsque plusieurs manifestants pénètrent dans un champ, du gaz lacrymogène est utilisé. À proximité, d’autres participants commencent à installer un cimetière symbolique portant les noms de personnes présentées comme victimes des pesticides. La préfecture demande finalement aux organisateurs de mettre rapidement fin au rassemblement, sous peine d’intervention. Les organisateurs choisissent de stopper la manifestation et de faire retourner les participants vers leur campement. 15 000 personnes et une question impossible à enterrer La manifestation se termine. Pas la polémique. Car derrière le face-à-face entre militants et industriels se cache désormais une fracture bien plus profonde. Que faire lorsque ceux qui cultivent, ceux qui soignent et ceux qui tombent malades commencent à tenir le même discours ? Pendant des années, le débat sur les pesticides a souvent été caricaturé : les agriculteurs d’un côté, les écologistes de l’autre. À Saint-Pierre-la-Garenne, cette frontière a volé en éclats. Des malades ont marché avec des paysans. Des médecins avec des militants. Des familles avec des tracteurs. Et lorsque 15 000 personnes se déplacent dans l’Eure pour parler de pesticides et de cancers, il devient difficile de réduire le sujet à une simple querelle militante. Samedi, devant Syngenta, ce n’est pas seulement une usine qui était visée. C’est tout un modèle qui s’est retrouvé sur le banc des accusés. &#160;</p>
<p>L’article <a href="https://medianormandie.fr/2026/10/04/pesticides-15-000-manifestants-defient-syngenta-dans-leure/">Pesticides : 15 000 manifestants défient Syngenta dans l’Eure</a> est apparu en premier sur <a href="https://medianormandie.fr">Media Normandie</a>.</p>
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<p><strong>    Des pancartes avec des noms de morts, des malades du cancer, des agriculteurs, des médecins, des dizaines de tracteurs et une cible clairement désignée : l’industrie des pesticides. Samedi 3 octobre, plus de 15 000 personnes selon les organisateurs ont convergé vers Saint-Pierre-la-Garenne, dans l’Eure, à proximité du site de Syngenta. Une mobilisation hors norme, aussi spectaculaire que lourde de sens.</strong></p>
<p>« Romain, 41 ans, cancer de la mâchoire. Papa de deux enfants. »<br />
« Julia, 24 ans, cancer du pancréas. »<br />
« Annick, 53 ans, quatre cancers digestifs. »</p>
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<p lang="fr" dir="ltr">Marie-Noëlle est venu à Saint-Pierre-la-Garenne aux côtés de quelques milliers de manifestants pour protester contre l&rsquo;usage des pesticides. Cette femme atteinte d&rsquo;un cancer voulait faire entendre sa voix.<br />
&#x27a1;&#xfe0f; L&rsquo;article sur la mobilisation est à lire sur https://t.co/QtpUKZsogX https://t.co/CrPd4sU5gB</p>
<p>&mdash; ICI Normandie (Seine-Maritime &#8211; Eure) (@ici_hnormandie) <a href="https://x.com/ici_hnormandie/status/2106434204267372663?ref_src=twsrc%5Etfw">October 3, 2026</a></p></blockquote>
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<p>Dans le cortège, les pancartes ressemblent moins à des slogans qu’à des avis de décès.</p>
<p>Ce samedi 3 octobre, les manifestants ne sont pas venus seulement crier leur colère. Ils sont venus mettre des visages, des familles et des histoires derrière une question devenue explosive : <strong>quel prix sanitaire sommes-nous prêts à payer pour maintenir notre modèle agricole et chimique ?</strong></p>
<p>À quelques kilomètres de l’usine Syngenta de Saint-Pierre-la-Garenne, l’un des géants mondiaux de l’agrochimie, la foule dénonce ce qu’elle présente comme « un système industriel, agricole et chimique qui nous empoisonne ».</p>
<h2>Agriculteurs et écologistes : cette fois, même combat</h2>
<p>La mobilisation a été portée notamment par les Soulèvements de la Terre, la Confédération paysanne, Cancer colère et le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest, avec le soutien de nombreuses associations.</p>
<p>Et le message est clair : <strong>stop à la guerre stérile entre agriculteurs et écologistes.</strong></p>
<p>« Il faut arrêter d’opposer le monde agricole et le monde écologiste », insiste Stéphane Galais, porte-parole de la Confédération paysanne.</p>
<p>Car derrière les débats politiques et les batailles réglementaires, les agriculteurs et salariés agricoles sont eux aussi directement exposés aux produits phytosanitaires.</p>
<p>Fanny Métrat, éleveuse et porte-parole de la Confédération paysanne, charge frontalement le modèle agro-industriel : il abîme selon elle « les sols », « l’eau », mais également l’autonomie et les savoir-faire agricoles.</p>
<p><strong>Ce samedi, ceux que l’on présente si souvent comme adversaires ont marché côte à côte.</strong></p>
<h2>« Ils ont brisé ma voix »</h2>
<p>L’un des moments les plus forts de la journée intervient avant même le départ du cortège.</p>
<p>Théo Grataloup, 19 ans, prend la parole.</p>
<p>Depuis sa naissance, il a subi des dizaines d’opérations et vit avec une trachéotomie après être né avec de graves malformations.</p>
<p>Sa phrase glace la foule :</p>
<p><strong>« Ils ont brisé ma voix, ils ne pourront pas briser toutes nos voix. »</strong></p>
<p>En 2022, le Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides avait reconnu la possibilité d’un lien de causalité entre ses malformations et l’exposition prénatale de sa mère au glyphosate.</p>
<p>Derrière lui, d’autres malades racontent leurs cancers, leurs traitements et leurs années de combat administratif.</p>
<p>La manifestation change alors de nature.</p>
<p>Ce n’est plus seulement un rassemblement écologique.</p>
<p><strong>C’est une manifestation de malades.</strong></p>
<h2>Cancer colère : « On veut vivre »</h2>
<p>Fleur Breteau, porte-parole de Cancer colère, assume une parole politique particulièrement offensive.</p>
<p>« On n’est pas là pour défendre une idéologie, on est là parce qu’on veut vivre », lance-t-elle.</p>
<p>Elle dénonce notamment les orientations prises ces dernières années sur les pesticides et l’agriculture, citant la loi Duplomb, la loi d’urgence agricole et les projets européens de déréglementation.</p>
<p>Pour les militants présents, le paradoxe devient insupportable : d’un côté, la société reconnaît et indemnise certaines victimes d’expositions professionnelles ; de l’autre, les pesticides restent massivement utilisés.</p>
<p><strong>Un pied sur le frein, l’autre sur l’accélérateur.</strong></p>
<p>Et au milieu : agriculteurs, riverains, salariés et malades.</p>
<h2>« La tumeur avait la taille d’une orange »</h2>
<p>Michel Daviet sait exactement pourquoi il manifeste.</p>
<p>Pendant plus de trente ans, cet ancien technicien agricole a travaillé au contact de semences traitées, d’insecticides, d’herbicides et notamment de glyphosate.</p>
<p>En 2015, à 47 ans, il apprend qu’il est atteint d’un lymphome de Burkitt.</p>
<p>« La tumeur avait la taille d’une orange. Mon état était si critique que j’ai failli y passer », témoigne-t-il.</p>
<p>Son cancer a ensuite été reconnu comme maladie professionnelle.</p>
<p>Dix ans plus tard, sa colère reste intacte.</p>
<p>« Je suis en colère et triste de voir que l’empoisonnement continue. »</p>
<p>Dans le cortège, son témoignage fait écho à celui de nombreux anciens salariés agricoles.</p>
<h2>Des agriculteurs rongés par le doute</h2>
<p>Denis Benoît, 65 ans, a lui aussi travaillé pendant des années au contact de produits phytosanitaires.</p>
<p>Dans les vergers du Maine-et-Loire, il manipulait insecticides et fongicides parfois durant huit à dix heures par jour.</p>
<p>À l’époque, son corps lui envoyait déjà des signaux : allergies, plaques sur la peau, violents maux de tête.</p>
<p>Des années plus tard, un cancer de la prostate lui est diagnostiqué.</p>
<p>Aujourd’hui, il assume une forme de culpabilité.</p>
<p>Il a utilisé ces produits.</p>
<p>Mais il refuse désormais de se taire.</p>
<p><strong>« J’ai décidé de transformer cette culpabilité en action. »</strong></p>
<p>Voilà peut-être l’image la plus forte de cette mobilisation : des agriculteurs venus dénoncer un système dont ils ont eux-mêmes été les travailleurs, les utilisateurs… et parfois les victimes.</p>
<h2>Des médecins quittent leur cabinet pour manifester</h2>
<p>La contestation dépasse également le monde agricole.</p>
<p>Marie Guirguis, médecin généraliste dans la Sarthe, manifeste avec plusieurs professionnels de santé.</p>
<p>Son message est brutal dans sa simplicité :</p>
<p><strong>« On ne veut plus réparer les dégâts causés par les politiques. »</strong></p>
<p>Pour ces soignants, la prévention ne peut plus se limiter aux cabinets médicaux.</p>
<p>Ils veulent intervenir sur les causes environnementales qu’ils estiment responsables d’une partie des pathologies qu’ils rencontrent.</p>
<h2>Syngenta contre-attaque</h2>
<p>Face à cette offensive, Syngenta ne reste pas silencieux.</p>
<p>Dans un communiqué publié à la veille de la manifestation, le groupe qualifie le rassemblement de <strong>« mal fondé »</strong> et souligne qu’une large partie de la production actuelle du site serait utilisable en agriculture biologique.</p>
<p>Une défense qui ne convainc évidemment pas les manifestants.</p>
<p>En tête du cortège, une banderole donne le ton :</p>
<p><strong>« Syngenta répand la mort et récolte la colère. »</strong></p>
<p>Difficile de faire plus frontal.</p>
<h2>Gaz lacrymogène et tensions</h2>
<p>Alors que le cortège approche du site industriel, le climat se tend.</p>
<p>Les forces de l’ordre sont massivement présentes autour de la mobilisation. Des contrôles sont organisés sur les axes d’accès et dans les gares, tandis que des policiers à cheval surveillent le rassemblement.</p>
<p>Lorsque plusieurs manifestants pénètrent dans un champ, du gaz lacrymogène est utilisé.</p>
<p>À proximité, d’autres participants commencent à installer un cimetière symbolique portant les noms de personnes présentées comme victimes des pesticides.</p>
<p>La préfecture demande finalement aux organisateurs de mettre rapidement fin au rassemblement, sous peine d’intervention.</p>
<p>Les organisateurs choisissent de stopper la manifestation et de faire retourner les participants vers leur campement.</p>
<h2>15 000 personnes et une question impossible à enterrer</h2>
<p>La manifestation se termine.</p>
<p>Pas la polémique.</p>
<p>Car derrière le face-à-face entre militants et industriels se cache désormais une fracture bien plus profonde.</p>
<p><strong>Que faire lorsque ceux qui cultivent, ceux qui soignent et ceux qui tombent malades commencent à tenir le même discours ?</strong></p>
<p>Pendant des années, le débat sur les pesticides a souvent été caricaturé : les agriculteurs d’un côté, les écologistes de l’autre.</p>
<p>À Saint-Pierre-la-Garenne, cette frontière a volé en éclats.</p>
<p>Des malades ont marché avec des paysans.<br />
Des médecins avec des militants.<br />
Des familles avec des tracteurs.</p>
<p>Et lorsque 15 000 personnes se déplacent dans l’Eure pour parler de pesticides et de cancers, il devient difficile de réduire le sujet à une simple querelle militante.</p>
<p><strong>Samedi, devant Syngenta, ce n’est pas seulement une usine qui était visée.</strong></p>
<p>C’est tout un modèle qui s’est retrouvé sur le banc des accusés.</p>
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<p>L’article <a href="https://medianormandie.fr/2026/10/04/pesticides-15-000-manifestants-defient-syngenta-dans-leure/">Pesticides : 15 000 manifestants défient Syngenta dans l’Eure</a> est apparu en premier sur <a href="https://medianormandie.fr">Media Normandie</a>.</p>
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