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	<title>Uber eats &#8211; Media Normandie</title>
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	<description>Evreuxnormandie &#38; Deauville et Cie</description>
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		<title>Livraisons sous tension : Uber Eats et Deliveroo visés par une plainte pour « traite d’êtres humains »</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 14:11:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le conflit entre livreurs et plateformes franchit un cap explosif. Selon Le Parisien, quatre associations ont déposé, mercredi 22 avril à Paris, une plainte pénale contre Uber Eats et Deliveroo pour « traite d’êtres humains ». Une accusation d’une gravité exceptionnelle, qui vise à faire reconnaître des conditions de travail jugées indignes et assimilables à une forme d’exploitation. Au cœur de cette offensive judiciaire : une plainte de 81 pages, nourrie de rapports institutionnels et associatifs. Les plaignants y décrivent un système reposant sur la précarité, évoquant « un recrutement de livreurs précarisés et une exploitation dans des conditions contraires à leur dignité », selon leur avocat, Me Thibault Laforcade. Les chiffres avancés donnent le vertige. D’après une étude de Médecins du Monde, les livreurs travailleraient en moyenne 63 heures par semaine pour environ 1 480 euros mensuels, soit moins de 6 euros bruts de l’heure. Une équation qui alimente depuis des années la colère du secteur : journées à rallonge, revenus imprévisibles et pression constante des algorithmes. Autre évolution majeure : le profil des livreurs. Loin du job d’appoint d’autrefois, l’activité concerne désormais en grande majorité des travailleurs immigrés. Selon Médecins du Monde, 98 % des livreurs seraient étrangers, et près de deux tiers sans titre de séjour. Dans ce contexte, la location de comptes — illégale mais largement répandue — s’impose comme un passage obligé pour beaucoup, au prix de commissions qui amputent encore des revenus déjà fragiles. Les associations dénoncent également un « faux travail indépendant ». Derrière la promesse d’autonomie, elles pointent un lien de subordination déguisé. Une problématique au cœur d’une directive adoptée par l’Union européenne en 2024, mais que la France n’a pas encore transposée. La plainte décrit un système opaque et déséquilibré : « La plateforme sait tout du livreur tandis que le livreur ne sait rien du système ». Entre peur de la déconnexion, obligation d’accepter des courses peu rentables et concurrence exacerbée, certains travailleurs évoquent une dépendance quasi totale. Face à ces accusations, les plateformes contre-attaquent. Uber Eats affirme que ses livreurs se connectent en moyenne 26 heures par semaine et met en avant une amélioration des revenus. Deliveroo « réfute avec la plus grande fermeté » toute assimilation à de la traite d’êtres humains et insiste sur ses performances en matière de rémunération. Reste que la qualification retenue — passible de dix ans de prison — pose une question centrale : les entreprises avaient-elles connaissance des conditions dénoncées ? Pour Me Laforcade, la réponse ne fait aucun doute : « Elles connaissent la situation d’extrême précarité dans laquelle elles plongent ces personnes. Les livreurs sur notre territoire n’ont pas moins de droits que quiconque. » Cette affaire pourrait bien devenir un tournant majeur dans la régulation des plateformes et la reconnaissance des droits de ces travailleurs de l’ombre, devenus indispensables au quotidien des Français.]]></description>
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<p data-start="498" data-end="839">Au cœur de cette offensive judiciaire : une plainte de 81 pages, nourrie de rapports institutionnels et associatifs. Les plaignants y décrivent un système reposant sur la précarité, évoquant « un recrutement de livreurs précarisés et une exploitation dans des conditions contraires à leur dignité », selon leur avocat, Me Thibault Laforcade.</p>
<p data-start="841" data-end="1207">Les chiffres avancés donnent le vertige. D’après une étude de Médecins du Monde, les livreurs travailleraient en moyenne 63 heures par semaine pour environ 1 480 euros mensuels, soit moins de 6 euros bruts de l’heure. Une équation qui alimente depuis des années la colère du secteur : journées à rallonge, revenus imprévisibles et pression constante des algorithmes.</p>
<p data-start="1209" data-end="1672">Autre évolution majeure : le profil des livreurs. Loin du job d’appoint d’autrefois, l’activité concerne désormais en grande majorité des travailleurs immigrés. Selon Médecins du Monde, 98 % des livreurs seraient étrangers, et près de deux tiers sans titre de séjour. Dans ce contexte, la location de comptes — illégale mais largement répandue — s’impose comme un passage obligé pour beaucoup, au prix de commissions qui amputent encore des revenus déjà fragiles.</p>
<p data-start="1674" data-end="1954">Les associations dénoncent également un « faux travail indépendant ». Derrière la promesse d’autonomie, elles pointent un lien de subordination déguisé. Une problématique au cœur d’une directive adoptée par l’Union européenne en 2024, mais que la France n’a pas encore transposée.</p>
<p data-start="1956" data-end="2259">La plainte décrit un système opaque et déséquilibré : « La plateforme sait tout du livreur tandis que le livreur ne sait rien du système ». Entre peur de la déconnexion, obligation d’accepter des courses peu rentables et concurrence exacerbée, certains travailleurs évoquent une dépendance quasi totale.</p>
<p data-start="2261" data-end="2605">Face à ces accusations, les plateformes contre-attaquent. Uber Eats affirme que ses livreurs se connectent en moyenne 26 heures par semaine et met en avant une amélioration des revenus. Deliveroo « réfute avec la plus grande fermeté » toute assimilation à de la traite d’êtres humains et insiste sur ses performances en matière de rémunération.</p>
<p data-start="2607" data-end="3000">Reste que la qualification retenue — passible de dix ans de prison — pose une question centrale : les entreprises avaient-elles connaissance des conditions dénoncées ? Pour Me Laforcade, la réponse ne fait aucun doute : « Elles connaissent la situation d’extrême précarité dans laquelle elles plongent ces personnes. Les livreurs sur notre territoire n’ont pas moins de droits que quiconque. »</p>
<p data-start="3002" data-end="3205" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Cette affaire pourrait bien devenir un tournant majeur dans la régulation des plateformes et la reconnaissance des droits de ces travailleurs de l’ombre, devenus indispensables au quotidien des Français.</p>
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