Evreux

À Évreux et Louviers, les lycées sous haute tension : le préfet durcit le ton

    Lundi 5 octobre, pas question de transformer les abords des lycées en nouveaux foyers de mobilisation. Dans l’Eure, le préfet hausse le ton et interdit les attroupements et manifestations autour de quatre établissements fermés pour la journée.

La tension monte d’un cran.

Alors que quatre lycées de l’Eure doivent rester fermés lundi 5 octobre, le préfet a décidé de prendre les devants : les rassemblements et manifestations seront interdits devant ces établissements et à leurs abords.

Sont concernés le lycée Les Fontenelles à Louviers, ainsi que les lycées Aristide-Briand, Modeste-Leroy et Léopold-Sédar-Senghor à Évreux.

Le message du représentant de l’État est sans ambiguïté : « Aucun débordement ne sera toléré. »

Évreux sous surveillance

Dans une ville déjà régulièrement confrontée aux mobilisations lycéennes, cette décision donne une tout autre dimension à la journée de lundi.

La fermeture des établissements ne signifie donc pas que la situation sera laissée sans surveillance. Au contraire : l’État entend empêcher que les abords des lycées deviennent le théâtre de nouveaux affrontements ou de troubles.

Une ligne rouge est clairement posée.

Et le préfet ne s’arrête pas aux seuls rassemblements.

Carburants, produits chimiques : l’État verrouille

La préfecture annonce également plusieurs restrictions concernant le transport et l’utilisation de carburants ainsi que de produits chimiques, corrosifs, inflammables ou explosifs, avec pour objectif affiché d’éviter les troubles à l’ordre public.

Ces mesures interviennent dans un contexte départemental déjà marqué par des restrictions de sécurité autour de manifestations récentes. La préfecture avait notamment annoncé début octobre des interdictions portant sur les armes, artifices, carburants, produits chimiques et objets destinés à dissimuler le visage.

Lundi, le bras de fer pourrait changer de visage

Le sujet dépasse désormais la simple fermeture de quatre établissements.

D’un côté, des lycéens qui souhaitent faire entendre leurs revendications. De l’autre, un État qui affiche une volonté claire de reprendre le contrôle de l’espace public autour des établissements scolaires.

À Évreux comme à Louviers, lundi 5 octobre s’annonce donc sous haute tension.

Une chose est certaine : le préfet vient de fixer les règles. Reste à savoir comment elles seront respectées sur le terrain.

 

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