Évreux : la politique se déchire, les sportifs serrent les dents et la ville continue de vibrer !
LA SEMAINE ÉBROÏCIENNE | DU DIMANCHE 11 AU SAMEDI 17 OCTOBRE 2026
Sept jours entre bataille pour la mairie, tensions démocratiques, mobilisation citoyenne, émotions sportives et effervescence culturelle. À Évreux, l’automne est bien installé, mais les esprits sont loin de s’être refroidis !
À Évreux, il y a des semaines où l’actualité avance tranquillement. Et puis il y a celles où elle semble déborder de partout.
Cette fois, c’est la politique qui monopolise les conversations. L’annulation des élections municipales continue d’empoisonner le climat local, entre majorité qui défend sa légitimité et oppositions qui réclament des comptes. Une bataille qui dépasse désormais les simples querelles de personnes.
Pendant ce temps, les sportifs ébroïciens vivent des soirées intenses : l’ALM Basket tombe au terme d’un scénario cruel, les Panthères du volley se battent face à une grosse cylindrée, tandis que les coureurs de l’Ébroïcienne donnent au centre-ville un tout autre visage.
Et la culture ? Elle rappelle qu’Évreux ne se résume pas à ses conflits politiques. Soixante ans après le passage historique de Jimi Hendrix, la ville retrouve une part de sa légende musicale.
Retour sur une semaine où Évreux a autant fait parler d’elle pour ses divisions que pour son énergie.
POLITIQUE — À ÉVREUX, LES URNES ONT PARLÉ… MAIS LA GUERRE CONTINUE !
Le jugement est tombé le jeudi 8 octobre, avant la période de cette chronique. Mais ses conséquences politiques se prolongent tout au long de la semaine du 11 au 17 octobre.
Le tribunal administratif de Rouen a annulé les élections municipales de mars 2026. Au cœur du dossier : une enveloppe contenant une centaine de bulletins de vote, déplacée temporairement hors de la vue des personnes chargées de surveiller le dépouillement.
Le tribunal n’a pas retenu l’existence d’une manœuvre frauduleuse. Il a en revanche considéré que les conditions du dépouillement ne permettaient pas d’établir avec certitude la volonté des électeurs.
Et voilà toute la nuance qui transforme ce dossier en véritable bombe politique : la justice ne dit pas que l’élection a été truquée, mais qu’elle ne peut pas garantir que le résultat reflète correctement le vote.
Guy Lefrand, réélu en mars avec 34,58 % des suffrages exprimés au second tour, face notamment à Samuel Brigantino et ses 30,65 %, a contesté cette annulation devant le Conseil d’État. Son recours étant suspensif, le jugement ne signifie pas qu’un nouveau scrutin doit immédiatement être organisé.
Lefrand–Brigantino : un bras de fer qui dépasse les urnes
D’un côté, Guy Lefrand entend défendre la légitimité de sa victoire. De l’autre, Samuel Brigantino, dont la liste avait saisi la justice, voit son recours aboutir à une décision majeure.
L’affrontement n’est plus seulement électoral. Il devient institutionnel.
Car deux lectures s’opposent.
Pour le camp du maire, il s’agit de défendre un résultat obtenu dans les urnes, alors qu’aucune fraude n’a été caractérisée par le tribunal.
Pour ses adversaires, une victoire ne peut conserver toute sa crédibilité si le contrôle du dépouillement a présenté des irrégularités suffisamment importantes pour justifier une annulation.
Et derrière ce duel, une question beaucoup plus dérangeante apparaît : comment gouverner sereinement une ville lorsque la légitimité de son élection fait l’objet d’une contestation judiciaire ?
Le vrai problème : une majorité politiquement fragilisée
Il faut également regarder les chiffres.
Avec 34,58 % au second tour, Guy Lefrand est arrivé en tête, mais il n’a pas rassemblé la majorité absolue des suffrages exprimés. Ce n’est pas une anomalie du système électoral : c’est une réalité politique.
Dans une ville marquée par les divisions de la droite, la concurrence des oppositions et les crispations autour de la gestion municipale, cette situation rend le débat encore plus sensible.
À cela s’ajoute l’histoire récente de la majorité, déjà secouée par des fractures internes avant les élections.
Évreux n’est donc pas simplement confrontée à une procédure électorale. Elle traverse une crise de confiance politique dont le jugement est devenu le révélateur.
Et pour les habitants ? Les interrogations sont très concrètes : que deviennent les projets municipaux, les finances, les priorités de quartier et les engagements de campagne pendant que les responsables politiques se disputent sur la légitimité du pouvoir ?
C’est peut-être là que se trouve le principal danger pour la vie démocratique locale : voir les querelles électorales prendre toute la place, au détriment des préoccupations quotidiennes.
Michel Champredon : l’opposition ne veut pas laisser passer l’occasion
L’ancien maire Michel Champredon et son mouvement Rassemblés pour Agir participent également à cette offensive politique, même si leur positionnement est distinct de celui de Samuel Brigantino.
Dans un communiqué publié le 9 octobre, Michel Champredon estime que les Ébroïciens doivent retrouver confiance dans leur vie démocratique. Il évoque également les déceptions et les inquiétudes rencontrées parmi les habitants.
Ce discours cherche à déplacer la confrontation : plutôt que de réduire l’affaire à un combat entre Lefrand et Brigantino, l’ancien maire entend faire du jugement une interrogation sur la manière dont Évreux est dirigée.
Et la charge politique est loin d’être anodine.
La veille, Michel Champredon avait déjà attaqué Guy Lefrand sur la politique culturelle, avec un texte au titre particulièrement offensif : « Guy Lefrand a tué deux fois le rock à Évreux ».
Autrement dit, les critiques visent désormais autant le bilan municipal que la légitimité électorale.
Le clash politique : qui sortira réellement gagnant ?
Guy Lefrand défend sa victoire. Samuel Brigantino dispose d’une décision judiciaire favorable à son recours. Michel Champredon attaque la gestion municipale et appelle à restaurer la confiance.
Trois stratégies différentes, trois intérêts politiques, et une seule mairie.
Mais attention à ne pas confondre une victoire judiciaire en première instance avec une victoire électorale.
Si le Conseil d’État confirmait l’annulation, le rapport de force pourrait être redistribué. Si le jugement était infirmé, Guy Lefrand pourrait y trouver un argument puissant pour défendre sa légitimité.
Dans les deux cas, le débat de fond resterait entier.
Car à Évreux, le véritable vainqueur ne sera pas nécessairement celui qui remportera le prochain bras de fer. Ce sera celui qui parviendra à convaincre les habitants qu’il peut à nouveau faire avancer la ville.
Et dans cette affaire, une certitude : les Ébroïciens méritent mieux qu’une bataille permanente de communiqués.
SOCIÉTÉ — LA JEUNESSE D’ÉVREUX REFUSE DE RESTER SILENCIEUSE !
Mardi 13 octobre, la contestation lycéenne prend une nouvelle dimension à Évreux.
Près de 200 lycéens sont signalés dans une mobilisation marquée par des blocages et des tensions après une interpellation. Le lycée Senghor apparaît parmi les établissements concernés.
Le jeudi 15 octobre, de nouveaux témoignages de lycéens mobilisés illustrent une détermination à poursuivre le mouvement malgré les inquiétudes.
Puis, le samedi 17 octobre, une manifestation ébroïcienne rassemble, selon un compte rendu de presse, jusqu’à 700 personnes autour de revendications dirigées contre Emmanuel Macron.
Derrière les blocages, une inquiétude générationnelle
Une grille, quelques poubelles déplacées, des groupes qui discutent devant un lycée, des slogans, des forces de l’ordre à proximité : ces images de mobilisation racontent davantage qu’un simple désaccord sur la vie scolaire.
Elles traduisent le sentiment, chez une partie de la jeunesse, de devoir se faire entendre dans un climat national tendu.
Évidemment, tous les élèves ne partagent pas les mêmes positions. Certains soutiennent les blocages, d’autres veulent pouvoir entrer en cours. Les familles, elles aussi, peuvent se retrouver partagées entre compréhension du mouvement et inquiétude pour la sécurité ou la scolarité.
C’est toute la difficulté de ces mobilisations : défendre le droit de manifester, tout en respectant celui d’étudier.
La jeunesse ébroïcienne veut être entendue. Reste à savoir si les responsables politiques sauront lui répondre autrement qu’à travers un affrontement de positions.
FAITS DIVERS ET SÉCURITÉ — QUAND LA TENSION SOCIALE SE RETROUVE DANS LA RUE
L’épisode le plus clairement documenté cette semaine concerne les tensions autour de la mobilisation lycéenne du mardi 13 octobre.
Une interpellation a été rapportée en marge des rassemblements. Mais les éléments disponibles ne permettent pas d’affirmer les circonstances précises de cette intervention, l’existence d’éventuelles poursuites ou les responsabilités individuelles.
C’est important, car un climat tendu ne doit pas devenir un prétexte pour transformer des suppositions en faits établis.
Au-delà de l’incident, cette actualité remet sur la table la question du dialogue entre jeunesse, institutions scolaires et forces de l’ordre.
SPORTS — L’ÉBROÏCIENNE MET LA VILLE EN MOUVEMENT !
Dimanche 11 octobre : les rues appartiennent aux coureurs
Pour sa 23ᵉ édition, l’Ébroïcienne a investi le centre-ville, avec son point de ralliement au Pré du Bel-Ébat.
Au programme : cinq kilomètres, dix kilomètres, marche rose, course de 2,5 kilomètres et relais familial.
L’organisateur, l’EAC Athlétisme, avait affiché l’ambition de réunir plus de 2 500 participants. Il ne faut cependant pas confondre cet objectif annoncé avec le nombre réel de participants, qui n’est pas confirmé ici.
Cette manifestation possède une dimension particulière. On y vient pour chercher un chrono, pour courir avec un ami, pour accompagner ses enfants ou simplement pour marcher au profit d’une bonne cause.
Et cette année encore, la Marche Rose s’inscrit dans le combat contre le cancer du sein, avec le reversement des inscriptions à la Ligue contre le cancer.
Il faut aussi parler de ceux qu’on voit moins : les bénévoles, les organisateurs, les personnels de sécurité et tous ceux qui rendent possible cette matinée sportive.
La course a également entraîné des restrictions temporaires de circulation et de stationnement. Pour certains riverains, cette journée a donc demandé quelques adaptations.
Mais l’Ébroïcienne rappelle qu’Évreux sait se retrouver autour d’autre chose que ses querelles politiques : un effort collectif, une cause solidaire et le plaisir d’occuper ensemble l’espace public.
BASKET — L’ALM ÉVREUX TOMBE DE TROIS POINTS APRÈS UN MATCH IRRESPIRABLE !
VENDREDI 16 OCTOBRE 2026 — ÉLITE 2, 4ᵉ JOURNÉE
Saint-Chamond 89 – ALM Évreux 86
Après prolongation
Quelle bataille ! Et surtout, quelle frustration !
Après trois victoires pour commencer son championnat, l’ALM Évreux a subi son premier revers de la saison sur le parquet de Saint-Chamond.
Mais les joueurs ébroïciens n’ont rien lâché. Ils ont poussé leurs adversaires jusqu’à la prolongation avant de s’incliner de trois petites unités.
Le chiffre qui retient l’attention ? L’adresse extérieure : 14 tirs à trois points réussis sur 32 tentatives, soit 43,75 % de réussite.
Une efficacité remarquable, supérieure à celle des locaux dans cet exercice.
Alors pourquoi perdre avec une telle réussite ?
Parce que le basket ne se gagne pas uniquement derrière l’arc. La gestion des possessions, les rebonds, les détails défensifs et la lucidité dans les moments décisifs pèsent tout autant.
Ce match démontre que l’ALM possède les ressources offensives pour rivaliser à l’extérieur. Mais il rappelle également qu’une rencontre serrée peut basculer sur quelques décisions et possessions.
Pour les supporters, c’est la frustration des belles occasions qui échappent.
Une défaite au tableau d’affichage, mais certainement pas une soirée sans enseignements.
VOLLEY — LES PANTHÈRES D’ÉVREUX FONT TREMBLER NANCY AVANT DE CÉDER !
MARDI 13 OCTOBRE 2026 — SAFORELLE VOLSTAR
Vandœuvre Nancy 3 – Évreux Volley-Ball 1
20-25, 25-9, 25-15, 25-22
Les Panthères ont montré les griffes, mais Nancy a fini par prendre le dessus.
Et pourtant, le début de rencontre promettait une tout autre histoire !
Évreux remporte la première manche 25-20, avec une belle détermination et une réelle capacité à imposer son jeu.
Mais ensuite, tout se complique.
Nancy accélère brutalement et inflige un sévère 25-9 aux Ébroïciennes dans la deuxième manche, avant de remporter la troisième 25-15.
Dans le quatrième set, les joueuses de Simon Garel retrouvent leur combativité et poussent leurs adversaires jusqu’à 25-22.
Le résultat est cruel, mais il donne aussi une indication sur le chantier qui attend les Panthères.
Pour rivaliser durablement avec les meilleures équipes, Évreux doit réussir à maintenir son niveau de jeu au-delà des premiers échanges.
Car le potentiel est visible. L’irrégularité, elle, se paie immédiatement à ce niveau.
Les Panthères savent mordre. Il leur reste à apprendre à ne plus relâcher leur prise.
RUGBY — ÉVREUX REPART DES SABLES-D’OLONNE AVEC UNE LOURDE DÉFAITE
DIMANCHE 11 OCTOBRE 2026 — FÉDÉRALE 2
RC Sablais 35 – Évreux 3
Victoire bonifiée des Sablais
Le rugby ébroïcien a vécu un dimanche autrement plus compliqué.
Face au RC Sablais, Évreux n’a pas trouvé les solutions pour contrarier son adversaire, qui s’impose largement 35-3 en décrochant le bonus offensif.
Une défaite nette, qui rappelle les exigences de la Fédérale 2.
Quand une équipe n’inscrit que trois points et en encaisse trente-cinq, la marge de progression ne peut être ignorée.
Le défi sera maintenant de retrouver une solidité collective, de gagner en efficacité et de transformer ce revers en réaction.
Car dans le sport amateur, derrière chaque résultat, il y a aussi les entraînements après le travail, les déplacements, les bénévoles et ceux qui continuent de porter les couleurs du club, même dans les moments difficiles.
CULTURE — ÉVREUX ENTRE HÉRITAGE ROCK, SPECTACLES ET CRÉATION ARTISTIQUE !
Du 11 au 17 octobre 2026, Évreux a affiché toute sa diversité culturelle, entre anniversaire historique, spectacles, concerts, expositions et découvertes scientifiques. Une semaine qui témoigne du dynamisme artistique de la ville, tout en interrogeant ses ambitions pour l’avenir.
Le mardi 13 octobre marquait les 60 ans du concert du Jimi Hendrix Experience à Évreux. Le 13 octobre 1966, le futur géant du rock se produisait dans la cité ébroïcienne, laissant une empreinte durable dans son histoire musicale. L’exposition « Évreux 66 : The Jimi Hendrix Experience », présentée à la médiathèque Rolland-Plaisance depuis le 10 octobre, revient sur cet événement exceptionnel.
Mais cet héritage pose aussi une question : comment transformer cette mémoire prestigieuse en véritable ambition culturelle ? Un débat qui fait écho aux critiques exprimées par Michel Champredon concernant les orientations de la municipalité.
La semaine a également été rythmée par une programmation éclectique : « Kaldûn Requiem ou le Pays invisible » le 13 octobre, le cabaret La Sirène à Barbe au Kubb le 16, puis, le 17 octobre, la célébration des vingt ans de l’orgue de la cathédrale et une soirée hardcore réunissant Rad, Huntdown et Pavement Punishment.
La Fête de la science a également investi les médiathèques de quartier, notamment avec l’exposition « Science taille XX Elles », consacrée aux femmes scientifiques. Côté arts visuels, « Photographie(s) en contrepoint » au musée d’Évreux et « In extremis » de Romain Niceron ont complété cette offre culturelle.
Entre patrimoine, musiques actuelles et accès à la culture dans les quartiers, Évreux démontre qu’elle possède de nombreux atouts. Reste un enjeu essentiel : ne pas seulement célébrer les grandes heures du passé, mais donner aux artistes et aux nouvelles générations les moyens de construire celles de demain.
SOLIDARITÉ ET SANTÉ — OCTOBRE ROSE, BIEN PLUS QU’UNE COULEUR !
Cette semaine, le rose n’est pas seulement une couleur dans les rues ou sur les affiches.
C’est le symbole d’une mobilisation contre le cancer du sein, avec une série d’animations organisées à Évreux et sur le territoire d’Évreux Portes de Normandie.
La Marche Rose de l’Ébroïcienne, dimanche 11 octobre, en constitue l’un des rendez-vous majeurs.
Mais ce genre d’événement ne doit pas faire oublier l’essentiel : derrière les campagnes de sensibilisation, il y a des personnes confrontées à la maladie, leurs proches, les soignants et les associations qui les accompagnent.
Les opérations de solidarité participent à la collecte de fonds, mais aussi à la diffusion des messages de prévention et de dépistage.
La Semaine de la santé mentale, programmée du 5 au 18 octobre, traverse également cette période.
Autre enjeu, souvent moins visible : faire comprendre que la souffrance psychique ne concerne pas une catégorie particulière de personnes et que l’accès à l’écoute et aux soins est un sujet de santé publique.
À l’heure où l’actualité locale est dominée par les rapports de force, ces initiatives rappellent une évidence : la vie d’une ville se mesure aussi à sa capacité à prendre soin de ses habitants.
VIE QUOTIDIENNE — UNE VILLE QUI CONTINUE DE VIVRE PENDANT QUE LA POLITIQUE S’AFFRONTE
Au-delà des grands titres, il y a l’Évreux du quotidien.
Celui des parents qui jonglent entre les horaires scolaires, les activités des enfants et leurs obligations professionnelles.
Celui des automobilistes qui doivent composer avec les modifications de circulation lors des grands événements.
Celui des commerçants du centre-ville, pour qui l’animation des rues représente aussi un enjeu économique.
Celui des associations sportives et culturelles, qui continuent à fonctionner grâce à l’engagement souvent discret de leurs bénévoles.
Et celui des habitants des quartiers qui attendent des réponses sur les transports, la tranquillité publique, les équipements et les services de proximité.
Il serait excessif de prétendre que tous les Ébroïciens partagent les mêmes préoccupations ou les mêmes jugements sur la municipalité.
Mais l’actualité de cette semaine illustre un contraste frappant.
D’un côté, une classe politique occupée par une bataille électorale et judiciaire majeure.
De l’autre, une ville qui continue d’organiser ses compétitions, de faire vivre ses lieux culturels, de mobiliser sa jeunesse et de soutenir ses associations.
Évreux ne s’arrête pas parce que ses responsables politiques se disputent. Et c’est sans doute l’un des enseignements les plus importants de ces sept jours.
LE REGARD DE LA SEMAINE — ÉVREUX A BESOIN D’UN CAP, PAS D’UNE GUERRE PERMANENTE !
À la fin de cette semaine du 11 au 17 octobre 2026, plusieurs images restent en mémoire.
Une mairie dont l’élection est contestée jusque devant la justice.
Une opposition qui voit dans cette crise l’occasion de remettre en question le pouvoir municipal.
Des lycéens mobilisés, parfois dans un climat tendu, pour faire entendre leurs revendications.
Des sportifs qui se battent jusqu’aux dernières secondes, même lorsque la victoire leur échappe.
Une ville qui célèbre Jimi Hendrix, s’ouvre à la science et fait vivre son patrimoine.
Et des habitants qui, derrière les grands débats, continuent simplement leur vie.
La politique demeure évidemment le dossier le plus explosif.
Mais il serait réducteur de faire de la bataille municipale l’unique histoire d’Évreux.
Parce que la ville a d’autres visages. Celui de ses sportifs, de ses jeunes, de ses artistes, de ses bénévoles, de ses commerçants et de tous ceux qui contribuent à son dynamisme.
La véritable question n’est plus seulement de savoir qui a gagné les municipales de mars 2026. C’est de savoir comment Évreux peut retrouver la confiance nécessaire pour préparer son avenir.
Et pendant que la justice poursuit son travail, une chose est certaine : les Ébroïciens n’ont pas besoin d’attendre le résultat d’une bataille judiciaire pour continuer à faire vivre leur ville.
Évreux a connu une semaine de tensions, de défaites sportives, de mobilisations et de belles initiatives. Une semaine contrastée, à l’image d’une ville qui ne manque ni de caractère ni d’énergie.
Ici, les élections peuvent être contestées, les matchs perdus et les débats enflammés… mais Évreux continue d’avancer !
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