Elèves handicapés : des accompagnants AESH désormais financés par l’Etat sur le temps de la cantine

 

En 2022, 222.500 élèves en situation de handicap étaient scolarisés dans une école du premier degré. En 2022, 222.500 élèves en situation de handicap étaient scolarisés dans une école du premier degré. (iStock)

Gabriel Attal a mis fin ce mardi à la partie de ping-pong qui durait depuis des années autour du financement des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) sur le temps de la pause déjeuner. Les collectivités locales et l’Etat ne cessaient de se renvoyer la balle.

C’est la fin annoncée d’une bataille qui durait depuis des années autour des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Et c’est un pas vers les parlementaires LR et les élus locaux.

Dans sa déclaration de politique générale, Gabriel Attal a annoncé ce mardi que l’accompagnement des enfants en situation de handicap pendant la pause déjeuner serait désormais financé par l’Etat.
« L’Etat prend ses responsabilités »

« Depuis des années, l’Etat et les collectivités se renvoient la balle sur la prise en charge des AESH sur la pause du midi, a souligné celui qui est aussi l’ancien ministre de l’Education nationale . Résultat, dans beaucoup d’endroits, personne ne le finance. » « La conséquence, c’est une double défaite : des élèves pas suffisamment bien accompagnés au moment du repas, et des AESH qui ne peuvent faire un temps complet pour améliorer leur rémunération », a-t-il ajouté.
Pour Gabriel Attal, « il faut sortir de cette situation où chacun se renvoie la balle ». « L’Etat prend ses responsabilités et financera désormais l’accompagnement des enfants en situation de handicap sur le temps du déjeuner en lieu et place des collectivités locales », a-t-il annoncé. L’Association des maires de France a « salué positivement les engagements pris par le Premier Ministre sur la prise en charge des AESH. »

Certains élèves se retrouvaient sans accompagnement pendant la pause de midi, obligeant leurs parents à prendre le relais ou rendant plus difficile leur scolarisation. En 2022, 222.500 élèves en situation de handicap étaient scolarisés dans une école du premier degré et 213.500, dans le second degré.

La mesure doit permettre aussi d’améliorer le revenu des AESH puisqu’ils feront plus d’heures. C’est sur ce point que le Premier ministre fait un pas vers l’opposition LR puisque cette idée rejoint la proposition de loi du sénateur Cédric Vial, adoptée au Sénat, le 23 janvier. Et ce, alors que les difficultés de recrutement frappent aussi le métier d’AESH.

 

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