Gibert Évreux : le 14 septembre pourrait être le clap de fin
« Nous sommes tous abattus et consternés. » À Évreux, la colère et la tristesse se mêlent désormais à l’inquiétude. La librairie Gibert, installée dans le paysage ébroïcien depuis des années, a été placée en liquidation judiciaire faute de repreneur.
Le couperet est tombé. Après des mois d’incertitude et l’espoir de voir un investisseur reprendre l’enseigne, aucune proposition sérieuse n’a finalement émergé à la date butoir du 25 août. Résultat : la fermeture de la librairie apparaît désormais comme l’issue la plus probable.
Derrière les rayonnages et les livres, ce sont surtout dix salariés qui se retrouvent suspendus à une décision. Leur avenir professionnel reste incertain et l’angoisse monte à quelques jours de l’audience devant le Tribunal de Paris, prévue le 14 septembre.
Une librairie emblématique sur le fil
Le groupe Gibert avait annoncé ces derniers mois vouloir céder plusieurs librairies afin de tenter de faire face aux difficultés qui frappent le marché du livre. Parmi elles : Poitiers, le site du Quai Saint-Michel à Paris et Évreux.
Mais à Évreux, aucun repreneur ne s’est manifesté.
Pour les salariés, l’incompréhension est immense. Après avoir travaillé pendant des années dans cette librairie, ils se retrouvent aujourd’hui à attendre de savoir s’ils auront un emploi demain.
Et derrière cette procédure judiciaire, c’est aussi une partie du commerce culturel du centre-ville qui vacille.
Le silence avant le verdict
Les salariés avaient déjà tiré la sonnette d’alarme sur leur situation et sur l’absence de perspectives de reclassement. Aujourd’hui, ils attendent le verdict avec anxiété.
Le 14 septembre pourrait donc marquer un tournant brutal pour Gibert Évreux.
Une fermeture, ce n’est pas seulement une enseigne qui disparaît. Ce sont des emplois, des habitudes, des clients et un morceau de la vie culturelle ébroïcienne qui pourraient disparaître avec elle.
Dans une ville qui cherche à redynamiser son centre-ville, voir une librairie fermer ses portes aurait forcément un goût amer.
Le livre mérite-t-il de disparaître des centres-villes au profit des plateformes en ligne ?
La question est posée. Et à Évreux, elle pourrait bientôt devenir une réalité très concrète.
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