Présidentielle : Retailleau explose, Wauquiez flingue sa candidature… La droite en pleine guerre civile
La droite n’en finit plus de s’autodétruire. À neuf mois de la présidentielle, Les Républicains offrent le spectacle d’un règlement de comptes permanent. Cette fois, c’est Laurent Wauquiez qui met le feu aux poudres en affichant publiquement son estime pour Édouard Philippe… au grand désespoir de Bruno Retailleau.
Dans un entretien accordé au Figaro, le patron des députés LR n’hésite pas à encenser l’ancien Premier ministre, qu’il considère comme le seul capable « d’incarner l’ordre et le sérieux permettant de redresser la France ». Une déclaration qui sonne comme une gifle pour le candidat officiel de son propre camp.
La riposte de Bruno Retailleau est immédiate… et cinglante. Dans les colonnes de La Provence, le candidat LR dégoupille : « Je suis un homme de l’Atlantique et un marin. La présidentielle, c’est le cap Horn. Je ne souhaite pas assez de mal à Édouard Philippe pour vouloir que Laurent Wauquiez le soutienne. Il n’a pas mérité cela. »
Une phrase assassine qui révèle l’ampleur des fractures au sein d’une droite plus divisée que jamais.
Pendant que Retailleau tente de convaincre les Français qu’il est l’alternative au macronisme, son propre camp semble regarder ailleurs. Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et désormais Laurent Wauquiez plaident ouvertement pour un large rassemblement de la droite et du centre, certains voyant déjà en Édouard Philippe un recours plus crédible.
Et Wauquiez ne s’arrête pas là. Sans jamais prononcer le mot « renoncement », il envoie un message limpide : avec un candidat plafonnant entre 8 % et 11 % dans les sondages, « il faut, le plus tôt possible, savoir se retirer si c’est nécessaire ».
Autrement dit, si Bruno Retailleau ne décolle pas, il devra s’effacer.
Une sortie qui ressemble à un véritable désaveu public et qui met en lumière un malaise profond chez Les Républicains. Difficile de convaincre les électeurs lorsqu’on peine déjà à convaincre sa propre famille politique.
Retailleau, lui, persiste et signe. « Après dix ans d’En Marche, plus rien ne marche », martèle celui qui refuse de céder du terrain malgré une campagne qui patine.
À droite, le combat contre les adversaires semble presque passer au second plan. La véritable bataille se joue désormais en interne. Et au rythme où vont les attaques, la guerre des ego pourrait bien coûter très cher aux Républicains avant même le premier tour.
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